Lecture / Ecriture
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Meurtres pour rédemption de Karine Giebel

Karine Giebel
  Les morsures de l'ombre
  Juste une ombre
  Toutes blessent la dernière tue
  Meurtres pour rédemption

Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, née en 1971.

Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

Prenez votre élan, c’est un pavé !
Note :

   Oui un gros pavé de 989 pages. Et pas n’importe quelles pages. Des pages lourdes, pesantes, qu’il m’a été difficile de lire rapidement. Le genre de roman pour lequel vous trouvez plein de prétextes pour lire autre chose ; presse, magazines,... et donc bien sûr, les 989 pages ça dure !
   
   D’autant que la première partie, partie carcérale d’une meurtrière dans sa prison pour femmes, est particulièrement violente, sombre et désespérée. Il faut pouvoir supporter. A cet égard me revient ce que j’ai déjà écrit à propos des auteurs modernes français de polar : ultra - violence et comme une surenchère dans l’insoutenable. C’est sûr, la prison n’engendre pas la joie et le bonheur – ou ça se saurait ! – mais bon... Et invraisemblances à la pelle, avec ça. Psychologie des personnages plutôt sommaire.
   
   Vraiment, les 500 premières pages m’ont été dures à lire. Pas de plaisir et moral tiré vers le bas. Les choses s’agitent après. Le vase clos est terminé mais les à–côtés de l’intrigue proprement dite sont plutôt expédiés. J’ai eu du mal du coup à m’approprier les personnages. Il faut croire que je préfère les polars plus psychologiques, ou sociologiques. Ici, tout pour l’action. Et la dureté. Pensez que Marianne de Gréville, la jeune héroïne emprisonnée à perpétuité pour meurtres, a quand même le temps avant d’être exfiltrée de sa prison de massacrer détenues et même surveillante ! Une sacrée bestiole, non ?!
   
   Marianne a vingt ans. Elle est enfermée pour perpétuité. On passe 500 pages en prison avec elle, à désespérer, à se battre, à tuer, à se prostituer, à connaître l’amour, à se faire tabasser, violer (rien ne nous est épargné) quand une étrange proposition lui est faite lors d’un parloir ; on la fait sortir de prison pour qu’elle tue avant de l’exfiltrer hors de France avec de nouveaux papiers et de l’argent. A priori, perpète ou ça... why not ?
   
   Evidemment ce ne sera pas aussi simple. Pour elle. (et je ne parle pas du lecteur !) Quand les manœuvres politiques rejoignent la criminalité...
   
   Vous l’aurez compris, ce n’est pas un épisode de bisounours !

critique par Tistou




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