Lecture / Ecriture
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La Vie exemplaire de la femme à barbe : Clémentine Delait 1865-1939 de François Caradec

François Caradec
  Entrez donc, je vous attendais
  Nous deux mon chien
  La Vie exemplaire de la femme à barbe : Clémentine Delait 1865-1939

François Caradec est un écrivain français, biographe et auteur de pastiches, membre de l'Oulipo et du Collège de Pataphysique. Il est né en 1924 à Quimper et mort en 2008 à Paris.
Il participa à "Des Papous dans la tête" de France-Culture.

La Vie exemplaire de la femme à barbe : Clémentine Delait 1865-1939 - François Caradec, Jean Nohain

Un succès de curiosité
Note :

   Après le Pétomane et Fregoli, Caradec et Jean Nohain poursuivent leur exploration des personnages pittoresques avec notre voisine de Thaon-les-Vosges. La première partie du livre est un survol enjoué de la vie de l’illustre barbue, agrémenté de nombreuses illustrations.
   
    L’ouverture de la collection de la fille adoptive de Mme Delait permet de prendre connaissance de clichés inconnus qui changent heureusement des deux ou trois photos que l’on voit partout. Cela dit, à part quelques exhibitions à Epinal (dans une cage aux lions), à Londres et à Paris, Clémentine Delait (parfois prénommée Célestine par inadvertance) semble avoir mené une vie paisible dans son café de Thaon, entre son mari et sa fille, ce qui ne donne guère de matière aux auteurs. Il serait bon de voir comment Patrick Pasky a meublé les 136 pages de son livre (Clémentine : Le roman de la femme à barbe) paru en 2013. Peut-être dit-il un mot du Musée de la Femme à barbe, ouvert à Thaon en 1969 et dont il ne semble rien rester aujourd’hui. Les auteurs consacrent la deuxième partie de leur livre aux femmes à barbe à travers les âges, en s’appuyant sur l’étude que leur a consacrée le docteur Edgar Bérillon et sur le numéro spécial de la revue Bizarre sur les monstres concocté par Jean Boullet en 1961.
   
    Curiosité. Les auteurs, page 17, évoquent une rencontre entre Clémentine Delait et “le bon chanoine Bogard”, qui n’est pas inconnu de nos services. On doit en effet au chanoine Bogard l’édition de plusieurs fascicules de vulgarisation et de catéchèse en ido, une langue internationale issue d’une scission avec l’esperanto, dont Thaon, sous sa férule, semble avoir été un centre assez important.

critique par P.Didion




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