Lecture / Ecriture
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Gwendy et la Boîte à Boutons de Stephen King

Stephen King
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  Gwendy et la Boîte à Boutons

Stephen Edwin King est un écrivain américain de thrillers, romans d'horreur et fantastiques, né en 1947 dans le Maine. Il a aussi publié sous les noms de John Swithen (une fois) et plus souvent de Richard Bachman.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Gwendy et la Boîte à Boutons - Stephen King, Richard Chizmar

Mieux qu'une baguette magique
Note :

   Gwendy est une jeune fille qui s’apprête à rentrer au collège. C’est l’été et, suite aux moqueries d’un garçon de son école, Gwendy s’emploie à courir chaque jour pour perdre quelques kilos en trop. Elle emprunte ainsi systématiquement un escalier nommé Les Marches des Suicidés suite à deux évènements qui s’y sont produits. Un matin, un homme en costume interpelle la jeune fille. Cela fait plusieurs jours qu’elle le voit sur le même banc, occupé à lire le même livre. Tous deux discutent et, après les premiers moments de méfiance, Gwendy accepte le cadeau qui lui est remis : une superbe boîte où figurent plusieurs boutons et deux leviers. L’homme explique à Gwendy qu’elle est celle qu’il cherchait et que la boîte lui revient naturellement. Il la lui confiera pour un temps indéterminé. Elle en aura la lourde responsabilité et, en échange, en tirera des bénéfices évidents.
   
   Les leviers lui donnent accès à des pièces en chocolat à même de la rassasier et de l’aider à contrôler sa faim sans difficulté, mais aussi à des dollars en argent du XIXe, d’une grande valeur.
   
   En revanche les boutons sont synonymes d’anéantissement : une couleur par continent, le rouge pour anéantir ce qu’elle veut, le noir pour tout anéantir.
   
   Dès lors, la vie de Gwendy va considérablement changer. Elle mincit et devient une jeune femme séduisante. Elle brille à l’école sans faire le moindre effort. Elle devient ultra populaire (et s’éloigne de sa meilleure amie), intègre les équipes sportives et fait de la course à un haut niveau. Mais la boîte constitue une obsession. L’a-t-elle suffisamment bien cachée ? Que se passerait-il si quelqu’un la trouvait ? Est-ce qu’elle n’est pas trop dépendante de cette boîte ? Et que se passerait-il si elle appuyait sur un bouton, pour s’assurer de ce que la boîte est réellement capable de faire ?
   
   Sans être un cadeau diabolique (la boîte protège son détenteur et ne fait pas le mal tant qu’on n’en prend pas la décision), cette boîte bouleverse la vie de Gwendy : elle pose la question de la fragilité de la frontière entre le Bien et le Mal et interpelle le lecteur sur ce qu’il aurait fait, lui, dans un cas semblable. C’est un texte court qui se lit d’une traite, certes pas le plus machiavélique des Stephen King ni le plus angoissant, mais un récit intéressant qui nous pousse à la réflexion.

critique par Lou




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