Lecture / Ecriture
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Assassins de Philippe Djian

Philippe Djian
  Maudit Manège
  Ça c'est un baiser
  Vers chez les blancs
  Doggy Bag- Saison 1
  Doggy Bag- Saison 2
  Doggy Bag- Saison 3
  Doggy Bag- Saison 4
  Sainte-Bob
  Frictions
  Impuretés
  Doggy bag- saison 5
  Bleu comme l’enfer
  Impardonnables
  Incidences
  Lorsque Lou
  Marlène
  A l'aube
  Assassins

Philippe Djian est un écrivain français né en 1949.

Assassins - Philippe Djian

Noircir des pages
Note :

   J'ai eu en mains, il y a bien longtemps, un livre de Philippe Djian pendant un temps assez court. Ce devait être au cours d'un voyage en auto, je m'ennuyais, j'avais déniché ce livre dans un coin et j'en avais parcouru quelques pages. Il datait des débuts de Djian, quand celui-ci était publié chez Bernard Barrault et disait vouloir faire des livres ressemblant à des chansons de Lou Reed. C'était peut-être 37° 2 le matin ou Bleu comme l'enfer. J'avais été frappé par une écriture qui ne ressemblait à rien de connu - de moi tout au moins à cette époque - mais que je ne saurais définir aujourd'hui, j'ai oublié. Depuis, Djian est devenu une valeur sûre de Gallimard où il aligne des volumes qui se vendent très bien. Assassins fut un de ses premiers titres pour cette maison et je l'ai lu, cette fois, in extenso... sans rien y retrouver de ce qui m'avait frappé dans le fragment lointain que j'avais découvert. Djian me semble ici écrire sans originalité, mais sans travers, sans fausse note. On devine, à suivre son récit, un auteur extrêmement à l'aise, qui jubile à l'idée de noircir des pages, parce que c'est son métier et qu'il aime ça. D'où des choix parfois déroutants pour la bonne saisie du récit : les préliminaires l'intéressant peu, Djian les expédie à toute vitesse sans grand souci de cohérence pour mieux s'étendre sur ce qui lui plaît, un huis-clos concernant une demi-douzaine de personnages enfermés dans un chalet de montagne menacé d'être emporté par des pluies torrentielles. La fin est, de même, bâclée en deux temps trois mouvements et laisse le lecteur un brin étourdi et admiratif devant un savoir-faire aussi consommé.

critique par P.Didion




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