Lecture / Ecriture
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Jour de souffrance de Catherine Millet

Catherine Millet
  Jour de souffrance

Jour de souffrance - Catherine Millet

Tout savoir sur l’onanisme féminin ?
Note :

   Vous avez rêvé lire un roman dans lequel on vous dit tout, des tenants et aboutissants au modus operandi de l’onanisme féminin ? Ne cherchez plus, c’est "Jour de souffrance" !
   Sinon, ça devient rapidement lassant...
   
   Catherine Millet avait connu son heure de gloire à la sortie de "La vie sexuelle de Catherine M". Elle dévoile un autre aspect de sa vie sentimentale, sur le thème de la jalousie, ce qui peut paraître étonnant tant les relations entre son compagnon, Jacques Henric, et elle-même, les libertés qu’ils prenaient l’un comme l’autre, semblaient la mettre à l’abri de ce genre de ressentiment.
   
   Non bien sûr... Et c’est traité sur un mode très "intellectualisant", cérébral au possible (je doute d’ailleurs que des anglo-saxons accrochent à ce genre d’ouvrage – j’aimerais avoir des échos en la matière).
   
   Pour ma part, "Jour de souffrance" l’a été aussi au sens propre et avec un "s" à jour. Oui, malgré sa brièveté, il m’a fallu plusieurs jours pour en venir à bout et c’était du genre corvée. Lire à longueur de pages ses analyses, ses fantasmes, l’exposé de ses désirs et la souffrance que Catherine Millet ne peut s’empêcher de ressentir... bon, ça finit par être long. Le tout agrémenté d’innombrables séances de masturbation, je dois reconnaître que ça me laisse perplexe et plutôt "barbouillé". Mais je conçois que d’autres, moins "fleur bleue" que moi, y trouvent leur compte. A ceux-là je laisse "Jour de souffrance" et probablement la lecture des autres ouvrages de Catherine Millet.
   
   "Même lorsqu'il y avait dissimulation de sa part, mensonges, tromperies, le récit n'en donnait aucune explication psychologique (que Jacques, par exemple, ait voulu me punir ou se venger de quelque faute que j'aurais commise), tout ceci relevait d'une mécanique transcendante. Ma stupeur n'était comparable qu'au sentiment que j'éprouvais enfant lorsqu'on me parlait des commandements imposés aux hommes par les dieux antiques sans qu'il soit permis à ceux-là d'en comprendre les motivations. J'avais fait de Jacques un mythe."

critique par Tistou




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