Lecture / Ecriture
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La neuvième heure de Alice McDermott

Alice McDermott
  Someone
  La neuvième heure

La neuvième heure - Alice McDermott

Lecture un peu mitigée
Note :

   Rentrée littéraire 2018
   Prix Femina étranger 2018
   
   Mais qu’en est-il du roman présenté ce jour ? Souvent, j’aime beaucoup ce qu’éditent les Editions du Quai Voltaire, le côté toujours un peu suranné de leurs romans. Et je n’ai pas été déçue par les premières pages de celui-ci qui plongent le lecteur dans le quartier irlandais d’un Brooklyn du début du XXème siècle. Nous assistons très rapidement au suicide de Jim, le mari d’Annie, qui ouvre le gaz . Enceinte et soudain seule, avec une dépouille que le cimetière catholique ne peut accepter, Annie est soutenue par les sœurs de la communauté toute proche. Elle sera employée à la laverie du couvent, surveillant tout en travaillant le bébé Sally, qui grandira donc dans une atmosphère à la fois bienveillante et réglée. Cette atmosphère finira par faire naître en la jeune fille une vocation, et l’envie de faire son noviciat. Pourtant, le lecteur comprend très vite, à l’aide de flash backs et sauts dans le temps, que Sally va suivre un autre chemin, et que les liens tissés par les sœurs dès le drame ont eu d’autres effets, plus sensuels.
   
   Le regard lucide que nous offre dans ce roman Alice McDermott, sur la foi, la misère et les relations conjugales, est assez pénétrant. Il m’a à la fois séduite et tenue à l’écart. En fait, j’ai trouvé que la douceur tardait à venir dans ce roman, même si elle m’a cueillie en toute fin de livre…
   
    J’en garde un souvenir général de rudesse, de tissus reprisés mille fois, de propreté usée, de sacrifices répétés, et surtout l’impression d’avoir lu un roman écrit il y a plus d’un siècle, sans le plaisir qui va avec d’ordinaire. La neuvième heure est pourtant sorti en 2017. Bref, nous sommes loin du coup de cœur avec ce livre en cette rentrée littéraire, mais ce n’est que partie remise avec cet éditeur dont j’apprécie habituellement les publications.
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critique par Antigone




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Un peu lent, me suis perdue...
Note :

    Nous sommes en Amérique au début du 20ème siècle, à Brooklyn un quartier qui accueille de nombreux immigrés et notamment des Irlandais.
   
    Jim, l'un d'eux, vient d'être licencié de son travail au chemin de fer et a décidé d'en finir. Il se suicide par le gaz laissant sa femme Annie, enceinte seule et démunie.
   
    La mère et la petite fille qui est née, Sally, sont immédiatement prises en charge par la congrégation religieuse des sœurs soignantes. Une vie de couvent s'ouvre à elles. Annie y travaille à la buanderie et Sally grandit à l'ombre du dévouement et de la foi.
   
    La mère essaie d'avoir une nouvelle vie malgré son veuvage et Sally est sûre d'avoir la foi et de servir les malades. Mais la vie réserve beaucoup de surprises et de douleurs et la confrontation avec la vie hors des murs du couvent remet en question beaucoup de choses.
   
    L'auteur met en scène les actions des communautés religieuses ainsi que l'engagement et le dévouement des sœurs devant l'importante population de pauvres gens.
    Rien n'est épargné au lecteur de la maladie, de la mort et de la souffrance.
   
    Les personnalités des sœurs sont nombreuses et diverses et nous perdent un peu. Leur questionnement sur la foi et l'abnégation reste intense.
   
    La narration est difficilement claire, l'auteur choisit de donner la parole à plusieurs personnes et le texte perd en intensité. Beaucoup de longueurs dans un style un peu trop classique, bref sans grande passion pour les personnages.
   
    L'histoire recentrée sur Annie et Sally dans un rapport mère-fille qui semble complexe, aurait été plus intéressant pour le lecteur et aurait donné un autre rythme à cette fiction.
   
    Récompensé par le Prix Femina étranger 2018, il se laisse lire.

critique par Marie de La page déchirée




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