Lecture / Ecriture
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L'abattoir de verre de John Maxwell Coetzee

John Maxwell Coetzee
  Elisabeth Costello : Eight Lessons
  Michael K. , sa vie, son temps
  Disgrâce
  L'été de la vie
  En attendant les barbares
  L’âge de fer
  L'abattoir de verre

John Maxwell Coetzee est un écrivain sud-africain de langue anglaise naturalisé australien. Il est né en 1940 au Cap. Il a reçu le Prix Nobel de Littérature en 2003.

L'abattoir de verre - John Maxwell Coetzee

Coetzee, 78 ans
Note :

   Rentrée littéraire 2018
   
    J.M. Coetzee, Prix Nobel de Littérature en 2003n sud-africain, met en scène son héroïne de fiction Elisabeth Costello.
   
    La très talentueuse écrivaine aborde l’ultime chapitre de sa vie et n'arrive plus à capter le désir de l'écrire.
   
    Elle devient vieille et aigrie et inquiète ses deux enfants pour lesquels elle semble manquer de compréhension en cultivant un certain égoïsme.
   
    Composé par 7 chapitres ou 7 nouvelles que l'on pense distincts, le livre dégage une impression d'unité explosée comme la vie quand elle prend plusieurs chemins.
   
    Voilà le portrait déstructuré d'une femme qui se pose des questions qui resteront sans doute sans réponse.
   
    C'est aussi un regard sur le couple, l'infidélité, les rapports aux autres et ce que l'on est et devient. Et puis bien sûr les livres: Que nous apportent-ils ? Nous font-ils comprendre vraiment la complexité de notre individu ?
   
    Les questionnements que Costello a tout au long de son existence nous parviennent à travers des références des grands de la littérature.
   
    JM Coetzee convoque ici Saint Augustin avec le texte "Le chien" ou Musil avec l'histoire de la femme infidèle heureuse et bien sûr Coetzee lui-même dont les différents engagements vivent dans son œuvre.
   
    L'auteur nous invite dans un roman (ou nouvelles) à la tonalité crépusculaire où la double lecture est de mise. Le basculement de la vie, le changement inéluctable parce que tout finit avec pourtant un dernier désir qui pourrait être possible. Comme celui de se teindre en blond pour être regardée une dernière fois comme avant (Vanité).
   
    Un texte difficile sans doute parce qu'il interpelle et que cette double lecture peut gêner.
    Mais ce sont les mots et le style d'un grand de la littérature et ça c'est bien.
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critique par Marie de La page déchirée




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Sept textes
Note :

   Sept textes composent ce livre, sept textes indépendants des uns des autres, comme des pièces d'un puzzle qui, une fois assemblées dressent le portrait d'Élisabeth Costello une écrivaine Australienne à l'aube de sa vie, " Je suis celle qui aimait rire et ne rit plus. Je suis celle qui pleure ".
   
   Une femme têtue voir un peu déjantée qui refuse d'abandonner sa maison de Castille malgré la pression de ses enfants John et Helen qui s'inquiètent de son isolement alors que sa santé décline, " La vérité vraie c'est que tu es en train de mourir, tu ne peux pas dire non au tic-tac de la pendule "
   

   Des références littéraires ou philosophiques sont mises en référence de chaque nouvelle. La fin de vie est donc un des thèmes principaux de ce livre, " Tout comme le printemps est la saison qui regarde l'avenir, l'automne est la saison qui regarde vers l'arrière. Les désirs conçus par un cerveau automnal sont des désirs d'automne, nostalgiques, entassés dans la mémoire. Ils n'ont plus la chaleur de l'été. "
   
   Mais l'auteur aborde aussi l'adultère et la notion de culpabilité, la beauté. Mais le plus déroutant sans doute est " L'abattoir de verre " qui donne son titre au livre. L'auteur s'interroge sur la place des animaux dans notre société et sur la souffrance animale, un parallèle audacieux avec le sort réservé à nos anciens.
   
   Des sept textes, celui qui m'a le plus intéressé s'intitule sobrement " Histoire ", une femme heureuse en ménage prend un amant pour le plaisir d'être désirée, admirée.
   
   Si l'écriture douce amère est agréable à lire, je ne suis pas du tout entré dans l'univers de Coetzee.
   Je ne suis pas très friand des recueils de nouvelles, c'est un exercice difficile, bien souvent la qualité est inégale.

critique par Y. Montmartin




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