Lecture / Ecriture
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Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Karine Giebel
  Les morsures de l'ombre
  Juste une ombre
  Toutes blessent la dernière tue
  Meurtres pour rédemption

Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, née en 1971.

Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

Plus noir que noir
Note :

   On l'appelle Tama, elle a neuf ans, elle vit près de Paris, dans une grande et belle maison. Elle s'occupe des trois plus jeunes enfants, elle est aussi chargée du ménage, de la lessive, du repassage, de la cuisine, elle fait aussi de la couture, le matin elle se lève vers cinq heures pour préparer le petit déjeuner de toute la famille. Elle couche dans la buanderie, battue, insultée et M. Chalandon son patron aimerait bien qu'elle s'occupe aussi de lui. Il l'a achetée, elle lui appartient, comme les meubles. Son père s'est débarrassé d'elle comme on se débarrasse des ordures.
   
   Gabriel a choisi de s'installer ici, où plus personne ne veut vivre, un petit hameau composé de quatre maisons dont il est le seul habitant. Son travail ? Tuer, assassiner, refroidir, descendre, éliminer, liquider. Il n'éprouve ni remords ni regrets, juste le sentiment du devoir accompli. Il vit avec un fantôme.
   
   Il y a des romans noirs, mais celui-là il est plus noir que noir. Une descente en enfer, des scènes difficiles à vivre, le calvaire d'une jeune fille de seize ans qui a déjà vécu mille vies, mille souffrances, mille brimades, mille humiliations. L'histoire d'une petite fille victime innocente de l'esclavage moderne, quand l'homme se transforme en bête immonde.
   
   Une écriture d'une force incroyable, un récit qui nous entraîne à la frontière de l'insoutenable, les pages défilent, parfois irrespirables le lecteur est littéralement aspiré dans cet univers glauque et violent. Au milieu, une histoire d'amour, de folle passion qui semble entrouvrir une fenêtre avec du ciel bleu, mais l'amour peut-il survivre en enfer ?

critique par Y. Montmartin




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