Lecture / Ecriture
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Les Dames du lac, t 2 - Les brumes d'Avalon de Marion Zimmer Bradley

Marion Zimmer Bradley
  Les Dames du lac
  Les Dames du lac, t 2 - Les brumes d'Avalon

Les Dames du lac, t 2 - Les brumes d'Avalon - Marion Zimmer Bradley

Roman arthurien féministe
Note :

   Je n’avais pas lu ces fameuses brumes. On m’avait dit que c’était kitsch à souhait et que c’était une réécriture des légendes arthuriennes du point de vue des femmes. Comment résister à un roman arthurien qui s’annonce kitschissime? On ne peut pas! Et moi, j’ai adoré. Oui, je sais. Vous pouvez me juger. Mais c’est pour moi limite un classique du genre et je suis ravie de l’avoir découvert.
   
   Ah oui! J’ai pu comparer les versions anglaises et françaises… et sérieux, ce n’est pas le même roman. Il en manque des GROS bouts. Dans la VF, c’est vraiment une adaptation, avec un gros accent sur les histoires personnelles et les histoires "de femmes" (sans préjugé aucun de ma part hein… mais ceux qui ont lu comprendront), en laissant de côté plusieurs intrigues politiques et religieuses. Parce que, pour moi, le gros du roman, ça a été certes ces personnages qui ont marqué mon imaginaire d’enfant, mais également d’observer la montée du christianisme en Angleterre, au détriment des anciennes religions. Ceci dit, j’ai vu à plusieurs endroits que dans la VF, plusieurs avaient trouvé ça déjà redondant… alors que c’est très très très édulcoré. Du coup, je ne conseille pas si c’est le cas.
   
   N’empêche qu’il y a un souffle épique dans cette histoire. Il fallait hein, vu que le dit souffle a dû me porter pendant touuuut le mois qu’a duré ma lecture! On nous promène dans le temps, parfois avec la voix de Morgaine, la fée, omnisciente à travers les âges. qui nous raconte au départ l’histoire de sa mère, Igraine, qui l’a enfantée ainsi qu’Arthur. Elle nous avise dès le départ que ce sera biaisé par ses propres émotions et croyances, par sa propre vision. Puis, par la suite, on la suit, elle, ainsi que finalement, Guenièvre, qui représente la religion chrétienne, prête à tout pour être la seule. Oui, je sais, ça rappelle des choses!
   
   J’ai aimé ces personnages imparfaits, j’ai aimé voir une autre image des femmes que celle traditionnellement présentée dans les histoires de chevaliers. En effet, normalement, elles sont là pour servir de trophée, de valeur d’échange… ou encore de démon tentateur. Du coup, l’autre vision est agréable à lire. Je dois avouer avoir passé autant de temps sur le net à comparer les différentes versions des légendes que de temps à lire le roman… mais ça fait partie du plaisir, n’est-ce pas! Bien entendu, il y a des raccourcis… mais j’ai aimé me faire raconter cette histoire. Du coup, même si je ne crois pas lire la suite de sitôt, j’en garde un bon souvenir!

critique par Karine




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