Lecture / Ecriture
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Le premier miracle de Gilles Legardinier

Gilles Legardinier
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Gilles Legardinier est un auteur et scénariste français né en 1965.

Le premier miracle - Gilles Legardinier

Aux origines
Note :

   Il arrive que la vie vous joue des tours.
   On n’imagine pas à ce qui risque, ce qui peut, ce qui va vous arriver, là, d’une minute à l’autre.
   En ouvrant ce Legardinier, je m’attendais à me plier de rire à chaque coin de page, me réjouissant d’une jubilation de personnages hauts en couleur qui se télescopent pour le plus grand bonheur du lecteur avide de sensations.
   Comme d’habitude.
   Faux.
   Douche froide.
   Or, il est bien connu qu’après un tel saisissement d’eau glacée, on se sent tellement bien, comme régénéré.
   
   Le livre de Legardinier baigne d’emblée dans le monde de l’art.
   Mais le naturel revenant au triple galop, très vite on découvre une galerie de personnages qui vont permettre à l’auteur d’exprimer sa verve de dialoguiste hors pair.
   Si on pense à Bernard Werber pour le côté scientifique de la chose, ce Premier Miracle conserve tout l’humour de l’auteur, mais distillé cette fois dans la dérision du héros, un spécialiste de l’histoire de l’art.
   Autre référence : le Da Vinci Code.
   Esotérisme et alchimie s’emploient au service d’une théorie abracadabrante mais parfaitement mise au point.
   
   Accompagné d’un agent des services spéciaux anglais sous les traits d’une belle jeune femme à la James Bond, Ben, notre rat de bibliothèque va voyager et se trouver au centre d’un complot visant à…
   Mais, chut! Rien ne doit filtrer. Même la quatrième de couverture ne laisse rien apparaitre pour une fois.
   Je ne vous donnerai qu’un indice : la thèse du héros, spécialiste en histoire de l’art, portait sur la fascination que l’art antique a toujours exercé sur les plus grands dictateurs, notamment l’ahuri autoproclamé "guide" du troisième Reich.
   
   Mais, au-delà d’une réécriture de l’Histoire, c’est bien la relation entre les deux protagonistes qui porte le roman. On en redemande tellement c’est bon. La relation forcée qu’entretient les deux protagonistes est un bijou dans le registre "je t’aime… moi non plus". Si je n’ai pas trouvé d’image pour symboliser le fameux Benjamin, en revanche, la superbe et intransigeante Karen m’est apparue sous les traits charmants d'Evangeline Lilly (le Hobbit, Ant-Man, et après).
   Un roman de Legardinier comporte toujours un dernier chapitre. Ce n’est pas un épilogue. Pas davantage une postface ou encore un alléchant premier chapitre de son prochain roman (ça s’est vu). C’est une lettre… à ses lecteurs.
   
   Il n’y déroge pas cette fois encore, révélant au-delà de toute démagogie ou clientélisme, son amour fusionnel pour ses lecteurs. Ainsi, le nombreux courrier qu’il a reçu a servi de base à la pâte à papier qui a permis d’imprimer la première édition de ce Premier Miracle.
   Legardinier est un gars bien.
   Qu’on se le dise.

critique par Walter Hartright




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