Lecture / Ecriture
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Fuki-no-tô de Aki Shimazaki

Aki Shimazaki
  Hotaru (Le poids des secrets/T 5)
  Tsubaki (Le poids des secrets/T 1)
  Hamaguri (Le poids des secrets/T 2)
  Zakuro (Au cœur du Yamato/T 2)
  Tsubame (Le poids des secrets/T 3)
  Wasurenagusa (Le poids des secrets/T 4)
  Mitsuba (Au cœur du Yamato/T 1)
  Tonbo (Au cœur du Yamato/T 3)
  Fuki-no-tô

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Fuki-no-tô - Aki Shimazaki

Simple
Note :

    En me promenant dans ma librairie de quartier, je suis tombée tout à fait par hasard sur ce mince roman, dont la couverture a attiré mon regard (je suis sensible à la couleur verte !). Comme je suis toujours curieuse des auteurs japonais, et sans rien savoir des thèmes de ce roman, je l’ai acheté "pour voir".
   Précisons tout de suite que l’auteure, Aki Shimazaki, si elle est bien d’origine japonaise, s’est installée à Montréal en 1991 et, québécoise, écrit directement en français. Fuki-no-tô n’est donc pas une traduction, même si l’histoire se déroule au Japon, avec des personnages japonais.
   
   Voici un extrait de la Quatrième de Couverture :
   "Le point de vue des éditeurs"
   Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l’aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaître les sacrifices qu’il lui en coûtait. Mais une amie qui resurgit du passé la confronte elle aussi à des choix : Atsuko va devoir débroussailler son existence et ses désirs, aussi emmêlés qu’un bosquet de bambous non entretenu."
   

   Mon avis : Le style se caractérise par des phrases courtes, assez simples, qui se concentrent sur l’essentiel. J’ai trouvé que la psychologie des personnages n’était pas très creusée, réduite à quelques grandes lignes, sans doute parce que le lecteur doit imaginer ce qui n’est pas dit. Il y a de nombreux symboles, comme ces fuki-no-tô : des plantes dont les tiges poussent sous la terre et qui représentent l’homosexualité inavouée et refoulée des deux héroïnes principales. Il y a plusieurs parallèles intéressants que l’auteure établit, par exemple entre la vie à la campagne et l’homosexualité (le mari de l’héroïne aime la vie citadine mais se contraint à vivre à la ferme pour faire plaisir à sa femme, de la même manière que Fukiko a contrarié sa nature profonde en restant mariée plus de vingt ans alors qu’elle aime les femmes).
   
    Le message du roman (si tant est qu’on puisse résumer ce livre à un message) serait sans doute qu’on peut toujours refouler sa nature profonde, contrarier ses désirs enfouis, ils finissent toujours par ressurgir. (Une autre version du fameux proverbe "Chassez le naturel, il revient au galop").
   
   J’ai trouvé ce roman agréable à lire, mais peut-être que son message manque un peu d’originalité et que le style est un peu trop simple à mon goût.
    Par contre, l’histoire d’amour entre les deux femmes est assez délicate et sensiblement racontée.
   
   Troisième cycle : L'ombre du chardon
   Azami, 2014
   Hôzuki, 2015
   Suisen, 2016
   Fuki-no-tô, 2017

critique par Etcetera




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