Lecture / Ecriture
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La musique au cinéma: Musique, image, récit de Cristina Cano

Cristina Cano
  La musique au cinéma: Musique, image, récit

La musique au cinéma: Musique, image, récit - Cristina Cano

Boulette
Note :

   Animant un séminaire (ça fait sérieux) sur différents aspects de la musique au cinéma j'ai en bon béotien voulu me documenter sur le sujet. En clair j'ai essayé comme tout un chacun de pomper consciencieusement les travaux d'autrui, autrui qui lui-même avait puisé etc. Du moins je m'imagine autrui ainsi. Revenons à nos moutons. Il ne m'a pas coûté cher. Il m'a coûté trop cher. Pardon à Madame Cristina Cano, universitaire dans la prestigieuse Bologne que j'ai fréquentée l'an dernier. C'est Bologne que j'ai fréquentée, pas Madame Cristina. Signora, scusami. Nanti de ce précieux viatique je m'apprêtai (moi, je suis pro-passé simple) à proposer une session d'anthologie qui ferait se pâmer d'admiration mes auditrices, car j'ai surtout des auditrices, si. Je dus déchanter car j'avais oublié l'essentiel.
   
    Coming out. Voilà, j'avoue. Je ne sais pas lire l'universitaire. Le chapitre "Les structures discursives: la modalité symbolique dans les processus de signification en musique" a déjà calmé mon ardeur. Le chapitre "La macro-fonction motrice affective" m'a presque anéanti bien que son sous-chapitre "Le fonctionnement pragmatique, la fonction d'induction sensori-motrice, le corps et l'inconscient personnel" ait été d'un lyrisme à couper le souffle.
   
    Deux chapitres particuliers allaient me permettre de me refaire. Dans celui sur Woody Allen me fut confirmé que "Si l'isotopie est un ensemble de catégories sémantiques qui permet la lecture uniforme du texte musical, la narration de la rencontre et du souvenir amoureux peut être décrite, sur le plan du contenu, grâce à l'isotopie sémantique tristesse/ crescendo/ tristesse, à partir de l'observation de configurations de caractère syntagmatique."
    Quel farceur ce Woody ! Dans celui sur Fantasia de Disney je n'appris rien, sachant depuis belle lurette "La séduction synesthésique, où s'accomplit le processus objectif d'une mutation radicale du langage musical et pictural, et qui s'étend avec une froide synchronie de Vienne à Moscou."
   
    Si vous avez lu mon billet entier sachez que déjà vous avez fait un bel effort, et que je n'en ai pas lu davantage. Enfin si un lecteur adepte de Sacher-Masoch en version littéraire désirait ardemment cet ouvrage je me ferais un plaisir de lui envoyer bien vite. J'avais d'abord pensé l'abandonner dans un jardin public comme je le fais parfois mais aucun banc ni aucun promeneur ne mérite une telle punition.
   
   Pourtant la photo de couverture est tirée d'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.

critique par Eeguab




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