Lecture / Ecriture
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Nanar Wars de Emmanuel Prelle

Emmanuel Prelle
  Nanar Wars
  Anticyclopédie Universelle
  Le grand livre du Futur

Nanar Wars - Emmanuel Prelle, Emmanuel Vincenot

Et le PLAGIAT d’or est attribué à…
Note :

   Et le cinéma créa le navet ! La pâle copie faite avec trois bouts de ficelle, un décor de carton pâte, des scénaristes en panne, des acteurs trouvés Dieu (ou une autre divinité) seul sait où et un réalisateur pour le moins incompétent. Et le pire c’est que dans les pays où sont tournés ces films, ils ont du succès ! Parfois plus que les chefs d’œuvres qu’ils plagient.
   
   Commençons par un inventaire de Nanar (ou de Navets, selon la saison) : trois chapitres :
   Les Héros classiques (qui ne le restent pas longtemps) : Tarzan, Zorro et King-Kong. Chacun décliné (c’est le mot qui convient) en plusieurs versions !
   Les supers Héros (qui perdent bien vite leurs superbes) : Superman, Batman, Spider-Man & Captain America ou Batwoman (et non pas Badwoman, mais pas loin) revus et non pas corrigés mais ravagés dans des versions Made in Turquie (grand pourvoyeur), Inde (Bollywood nous voilà !) ou Bangladesh !
    Et enfin les Blockbusters (non Buster Keaton n’est pas concerné !)
    Jaws, Star Wars, Indiana Jones, E.T., Rocky, Rambo, Robocop, Jurassic Park et, ce qui semble le chef d’œuvre des chefs d’œuvres, le plagiat d’Harry Potter, sous le titre de "Jarry Putter" !
   
   Chaque production (devrais-je dire chaque plagiat ? ) a droit à
    1°) Un titre pas piqué des vers, exemple :
    Pour une Tarzan Made in India : La femme est l’avenir de l’homme singe.
    2°) Une courte introduction. Titre du film : Süper Selami.
    Pour être un super héros, Superman n’en est pas moins homme : telle semble être la morale de ce film riche en cholestérol, où la symbolique charcutière le dispute aux effets spéciaux très spéciaux.
    3°) Un résumé plus ou moins long quand il y a matière à résumer.
    Et très souvent l’affiche (qui la fiche très mal) du chef-d’œuvre qui a dépassé le péril pour sombrer dans le catastrophisme !
    Le spectateur lui est vraiment en péril, il attend son sauveur, et il s’en moque que ce soit Tarzan, Zorro ou Bateman !
    Mais que ce soit un bon film.
   
    Plein de personnages de toutes couleurs et de tous pays, des hommes et des femmes comme tout le monde… hélas !
    Juste une réflexion en parlant de Kimi Katkar (!) un des deux auteurs, sûrement un gourmet ; dit qu’il en reprendrait bien une part !
    Un monument, une anthologie qui n’est pas que pour les nanarophiles les plus endurcis !
    Après avoir fini ce livre je vais regarder l’intégrale d’Ed Wood. En regrettant qu’il n’ait pas été récompensé d’un Oscar !
   
   Achetez ce livre qui vous permettra de passer un très bon moment. Après, vous vous direz que les téléfilms des chaînes françaises ne sont malgré tout pas si mal que cela !
    Un titre éloquent, pour un voyage interplanétaire :
   "Les Traine-savates dans La Guerre des Planètes"
   Attachons nos ceintures, déconnage immédiat !
   
    Extraits :
   - Avant de lui dire adieu il lui offre leur bien le plus précieux : une savonnette bleue.
   
   - Mais une machination diabolique, dont les ressorts ultimes nous sont malheureusement restés inaccessibles, va bientôt l’obliger à entrer en action.
   
   - Le pire reste certainement le costume à paillettes de Supersonic, certes à l’épreuve des balles, mais pas du ridicule.
   
   - … et tourne quelques séquences dans la Forteresse de Solitude, habilement reconstituée à l’aide de meubles IKEA recouverts de papier alu.
   
   - S’il y a bien une terre de nanars qui restent inexplorés des cinéphiles français, c’est l’Argentine.
   
    - Pendant ce temps, les agents du KGB, dirigés par un sosie de Lénine apprennent que E.T. a débarqué sur notre planète et ils se mettent en tête de le récupérer avant que le camp d’en face n’en fasse de même.
   
   - … il réalise un dernier exploit, en plaçant Los Extraterrestres à la première place du box office argentin en 1983, avec un 1 125 891 spectateurs payants. Olé !

critique par Eireann Yvon




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