Lecture / Ecriture
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Les temps difficiles de Charles Dickens

Charles Dickens
  Chroniques de Mudfog
  De grandes espérances
  La maison d’âpre-vent
  David Copperfield
  Voie sans issue
  Un conte de deux villes
  Un chant de Noël
  L'ami commun
  La Petite Dorrit
  Le mystère d'Edwin Drood
  Esquisses de Boz
  Les aventures de Monsieur Pickwick
  Ados: De grandes espérances
  Oliver Twist
  Dès 08 ans: Scrooge, Un Chant de Noël
  Barnabé Rudge
  Nicholas Nickleby
  Dès 10 ans: Le chant de Noël en prose
  Histoires de fantômes
  Les temps difficiles

Charles Dickens est un écrivain anglais né en 1812 et décédé en 1870.

Vous trouverez sur ce site la fiche de l'ouvrage que Marie-Aude Murail a consacré à Charles Dickens, ainsi que la bibliographie rédigée par J.P Ohl.

Les amateurs pourront peut-être également s'intéresser au fantaisiste "Monsieur Dick" qui tente de résoudre le mystère d'Edwin Drood ainsi qu'au "Drood" de Dan Simmons.

On trouve une des nouvelles de C. Dickens dans le recueil "Les Fantômes des Victoriens" .

Les temps difficiles - Charles Dickens

Education et Rédemption
Note :

   Pour Dickens, et d’une manière généralement admise aujourd’hui après les efforts déployés par Françoise Dolto, tout se joue dans l’enfance. Ses héros, Oliver Twist, David Copperfield ou Nicolas Nickleby, devenus de véritables connaissances au fil de leurs pérégrinations, en sont la preuve par quatre.
   
   Dans les "Temps Difficiles", l’auteur s’arrête moins sur des gamins difficiles ou maltraités que sur cette part d’enfance que chacun porte en soi. La part d’imagination, de fantaisie qui est l’apanage de la jeunesse et que certains, trop nombreux pour ne pas dire quasiment tous, perdent avec l’accumulation des années, des responsabilités, une respectabilité…
   (Ce ne sont pas les vieux que je n’aime pas mais ce qui les fait vieillir).
   
   Thomas Gradgrind est un homme cartésien. L’incarnation humaine des faits et des chiffres. Pas de place pour les sentiments ou autres fredaines trop originales pour son esprit aussi sec et implacable qu’une table de multiplication. Mr Gradgrind a trois enfants (pourquoi trois d’ailleurs puisque la puinée est quasiment inexistante dans le roman?) et on va assister aux résultats d’une éducation dialectique. De ses méfaits indélébiles. Le garçon finira mal, tandis que la fille prendra sur elle, cachant si bien ses sentiments qu’ils s’étioleront, notamment au contact de son époux, un industriel pour qui, une fois de plus, deux et deux font quatre et pas une virgule de trop.
   
   On y rencontre aussi deux personnages à l’opposé de cette rigueur des sentiments. Une fille de cirque, abandonnée par son père mais à la façon dont quelqu’un qui se noie lâcherait la main afin qu’elle ne sombre pas avec lui. Et un ouvrier plein de bonté et d’une fierté, d’une droiture qu’on ne rencontre guère dans les hautes sphères de la société anglaise du XIXème. Tout ce petit monde s’entrechoque dans une ville minière dépeinte à la perfection comme la bouche de l’enfer. On n’a aucune peine à se projeter dans cet univers, le talent de Dickens faisant mouche à chaque fois. On en ressort avec un cœur meilleur. Voilà la magie de la lecture.

critique par Walter Hartright




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