Lecture / Ecriture
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African psycho de Alain Mabanckou

Alain Mabanckou
  African psycho
  Verre Cassé
  Les petits-fils nègres de Vercingétorix
  Mémoires de porc-épic
  Et Dieu seul sait comment je dors
  Bleu, Blanc, Rouge
  Black Bazar
  Demain j'aurai vingt ans
  Tais-toi et meurs
  Lumières de Pointe Noire
  Petit Piment
  Le monde est mon langage

Alain Mabanckou est un écrivain français né au Congo-Brazzaville (où il a passé son enfance) en 1966. Arrivé en France à l'âge de 20 ans pour poursuivre des études de droit, il les a poursuivies jusqu'au troisième cycle, puis s'est tourné vers la littérature et a publié plusieurs ouvrages. Il enseigne également la littérature à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).

African psycho - Alain Mabanckou

Le premier "vrai" Mabanckou
Note :

   …Grégoire Nakobomayo, le narrateur, est un ancien enfant abandonné, moche comme tout et la tête comme un cube, devenu maniaque sexuel, tôlier et carrossier dans le sordide bidonville de Celui-qui-boit-de-l'eau-est-un-idiot, quartier de la rive gauche de la grande ville au bord du fleuve (entendez : Brazzaville) ; il rencontre Germaine, avec "son derrière tracé au compas", une de ces prostituées venues en pirogue du pays d'en face pour faire concurrence aux filles du pays, merde alors ; ils se sont rencontrés au restau "En plein air" pas très loin de la parcelle où il a construit sa maison tout en rêvant de devenir un abominable "serial killer" comme Angoualima, celui qui signe ses crimes avec des cigares cubains dans le sexe de ses victimes et la CIA n'a rien pu y faire; parfois il va faire la conversation avec le mort sur sa tombe, il l'appelle Grand Maître et le prie de croire qu'il est un méchant qui a voulu violer une infirmière à minuit le soir où il l' avait prise pour une pute « au croisement de la rue Cent-francs-seulement et de la rue Papa-Bonheur» après avoir abusé du gin au bar "Buvez-ceci-est-mon-sang", elle l'avait suivi en le prenant pour un "taximan", mais le Grand Maître qui voit tout depuis sa tombe n'est pas content de son élève, et disparaît au Ciel, et c'est un autre qui va tuer Germaine avant la saint Sylvestre…
   
   Pour moi, ce bref roman est le premier "vrai" Mabanckou en ce sens qu'il inaugure un nouveau ton, délibérément ironique, et une écriture apparemment déglinguée mais totalement savoureuse
   

critique par Mapero




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