Lecture / Ecriture
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Les rendez-vous d’Orsay de Anne Walter

Anne Walter
  C'était un jour très lent
  Les rendez-vous d’Orsay

Les rendez-vous d’Orsay - Anne Walter

Nostalgie ferroviaire
Note :

   A cette époque, la Gare d’Orsay à Paris, cesse d’être une gare.
   Déjà, elle n’accueillait plus que les trains de banlieue. Je connais. Je faisais partie des employés déversés puis emportés chaque jour. Moi aussi je peux être nostalgique.
   Elle cesse donc d’être une gare, mais elle n’est pas encore un musée. Pour tout dire, on parle beaucoup de la démolir.
   Poussé par l’urgence, un metteur en scène décide de l’immortaliser avant cela en en faisant le décor de son prochain film. Le film racontera une brève histoire d’amour - même pas une histoire, à vrai dire- entre son grand père et une inconnue.
   
   Le metteur en scène évoque son grand-père, la scripte (la narratrice) évoque sa grand-mère. Les deux hommages se croisent et s’entremêlent, pleins de tendresse et de nostalgie.
   
   Finalement le film ne se fait pas, mais la gare n’est pas détruite non plus. Le temps passe et la vie suit son cours. Toujours à proximité de ce décor et avec ces personnages : les présents, du monde du cinéma, et les disparus, grands parents parés de toutes les vertus et qui auraient pu se connaître… se sont peut-être connus.
   
   Une histoire tendre et douce qui devient peu à peu dramatique sans qu’on comprenne bien comment.
   Une fin brutale et étonnante qui déstabilise volontairement l’ensemble, lui donne sans doute une profondeur supplémentaire, mais qui m’a aussi un peu semblée trop brusque et comme mal venue. Oui, je sais, la réalité joue parfois aussi de ce genre de tours, mais dans les romans, on essaie généralement de les éviter.
   
   Un petit problème que j’ai eu : je m’étais sans doute bien trompée sur l’âge des personnages et sur les durées écoulées. Dans ce roman, j’ai mal compris la situation dans le temps. Il faudrait que je relise pour savoir exactement si c’est de ma faute ou de celle du livre, mais je n’en ai pas assez envie. Le prochain lecteur me le dira.
   
   Une belle écriture pourtant, et un roman qui se tient mieux je trouve que « C’était un jour très lent ». Je lirai sans doute encore Anne Walter, mais j’ai l’impression que ses thèmes ne sont pas ceux qui m’ « accrochent » le plus, mais ça, ce n’est pas une critique, c’est vraiment juste un goût personnel.

critique par Sibylline




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