Lecture / Ecriture
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Le deuxième vœu de Ramon Diaz–Eterovic

Ramon Diaz–Eterovic
  Le deuxième vœu

Le deuxième vœu - Ramon Diaz–Eterovic

Nestor Burma au Chili
Note :

   Nestor Burma = Heredia, au Chili.
   Heredia, la cinquantaine, détective privé un peu déglingué, n’est pas au mieux de sa forme. Il parle surtout avec Simenon – Simenon c’est son chat (syndrome Burma !) - ne sait pas trop s’il aura de quoi se payer à manger, et à boire, le lendemain, et il a une vie affective à l’unisson, déglinguée. Du classique en matière de privé.
   Et voilà que se pointe Julio Servilo :
   "J’étais en train d’écouter la quatrième symphonie de Mahler, quand j’ai vu entrer un homme petit, aux cheveux blancs et au dos voûté, qui disait s’appeler Julio Servilo.
   - Vous êtes le détective Heredia ? m’a-t-il demandé en observant le désordre de la pièce.
   - Ne faites pas attention à ce capharnaüm. Le majordome a pris une année sabbatique.
   - On m’a dit que vous étiez très efficace dans la recherche de personnes.
   - Il m’arrive d’en retrouver, mais pas toujours. Quel est votre problème ?
   - Je voudrais retrouver mon père."
   

   "Je voudrais retrouver mon père." Comme c’est étonnant ? Justement, Heredia se pose des questions sur le sien de père, qu’il n’a jamais connu, d’autant qu’il reçoit au même moment une demande posthume de sa mère sous la forme d’une photo où figure celui qui manifestement fut son père et qui disparût lorsque sa mère était encore enceinte. Le deuxième vœu, c’est celui de sa mère, et il va s’agir de retrouver son père ou de découvrir ce qui lui est arrivé.
   
   Deux enquêtes menées de front ; la recherche du père de Julio Servilo et du sien. Et bonjour le monde des maisons de retraite, si possible glauques.
   
   Les péripéties et l’histoire sont plaisantes. L’intérêt reste soutenu. On en sait un peu plus sur ce monde lointain qu’est le Chili (et qui ne parait pas si différent du nôtre, au moins pour ce qu’il s’agit de Santiago). Pour autant un bémol ; les dialogues à la sauce Ramon Diaz – Eterovic, on (je) n’y croit pas un instant. Ca n’a rien de naturel, c’est totalement improbable et c’est dommage car le roman est d’intérêt.

critique par Tistou




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