Lecture / Ecriture
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Les Envoûtés de Witold Gombrowicz

Witold Gombrowicz
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  Les Envoûtés

Witold Gombrowicz est un écrivain polonais né à Małoszyce, (en Pologne alors russe) en 1904, et mort en France en 1969.

Les Envoûtés - Witold Gombrowicz

Thriller gothique
Note :

    Je ne trippe pas trop thrillers actuels mais des romans noirs old school, je suis fan. J’adore à chaque fois. Et ça n’a pas manqué ici aussi, j’ai beaucoup aimé ma lecture, que j’ai lue les soirs, tard, à la lueur de toutes petites lampes. Parfait question ambiance.
   
   D’emblée, je dois vous dire que si vous avez peur de lire un roman polonais écrit en 1939, oubliez ça. C’est hyper facile à lire, on oscille entre le manoir hanté, matches de tennis et humour noir et j’ai passé un excellent moment.
   
   L’histoire commence quand un jeune homme arrive à Polyka, un domaine polonais. La famille Okholowska est ruinée et doit accueillir des hôtes pour survivre. Maya, la fille, a un nouvel entraîneur de tennis en la personne de Walczak, un jeune homme de son âge. Très vite, ils sont fascinés l’un par l’autre et ressentent une répulsion particulière, alors que tout le monde remarque une étrange ressemblance entre eux. Juste à côté, un vieux château isolé est habité par un Prince en train de perdre la raison et son secrétaire, le fiancé de Maya.
   
   L’atmosphère a un côté très gothique et sombre. Le château recèle plus d’un secret, dont une Vieille Cuisine où semble agir une entité malveillante. Qui est Walczac? Le double de Maya? Est-il possédé? Pourquoi cette relation amour-haine, ces tiraillements incompréhensibles? Les personnages explorent leurs limites, leur côté noir. On parle aussi de culpabilité, d’identité, de vieilles histoires de familles… et de fantômes. Et c’est souvent drôle. Pas drôle à se tordre de rire mais j’ai lu le tout avec un grand sourire, malgré le château plein de passages secrets, la forêt profonde et les moments où les personnages semblent se perdre eux-mêmes.
   
   J’aurais peut-être aimé une autre fin mais définitivement, il faut que je relise l’auteur. J’ai entendu parler de Ferdydurke (ou un truc comme ça)… et je sens que je vais me le procurer!
   
   Un peu jubilatoire, quand même!

critique par Karine




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