Lecture / Ecriture
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La Bibliothèque Universelle de Hermann Hesse

Hermann Hesse
  Siddhartha
  Le Loup des Steppes
  Narcisse et Goldmund
  Le jeu des perles de verre
  Une bibliothèque idéale
  François d'Assise
  L’Ornière
  La Bibliothèque Universelle
  Magie du livre

Hermann Hesse est né en Allemagne en 1877 dans une famille de missionnaires protestants contre laquelle il se rebella très tôt.
Pendant la majeure partie de sa vie professionnelle, il travailla dans une librairie et parallèlement commença à être publié à partir de 1898 (poèmes puis prose). Sa déficience visuelle lui permit de ne pas être soldat alors que son pays traversait deux guerres mondiales. Il manifestait d'ailleurs son mépris des querelles nationalistes.

Bien qu'inégalement reconnu par ses pairs et handicapé par une carrière littéraire mise en veilleuse par les guerres, il a obtenu le prix Goethe, le prix Bauernfeld en 1905 et surtout, le Prix Nobel de littérature en 1946.

Il est décédé en Suisse en 1962.

J-P de Tonnac s'est attaché à ses pas dans "Les Promenades d'Hermann Hesse"

La Bibliothèque Universelle - Hermann Hesse

Un tour du monde littéraire
Note :

   Après ma lecture de "l’Ornière" j’ai eu envie de rouvrir les deux livres de Hermann Hesse qui m’accompagnent depuis bien des années maintenant. Lorsque j’ai allégé ma bibliothèque ils ont fait partie des livres mis immédiatement de côté comme indispensables et heureuse chose ces deux livres sont toujours disponibles chez l’éditeur. Le premier est "La Bibliothèque Universelle".
   
   Ce livre est un recueil de textes de longueur très variable, de quelques lignes à plusieurs pages. C’est un tour d’horizon des lectures d’Hermann Hesse et dieu sait que l’écrivain était un lecteur extrêmement éclectique.
   
   Il fut certainement parmi les premiers à s’intéresser aux littératures asiatiques et Confucius est en bonne place à côté de Bouddha mais aussi des textes sacrés ou de l’épopée de Gilgamesh.
   
   On découvre un auteur féru de contes et légendes mais bien sûr les pages les plus nombreuses sont pour la littérature allemande et j’ai découvert là lors de ma première lecture bien des auteurs vers lesquels je suis revenue plus tard : Keller, Stifter, Schiller qu’à cette époque je ne connaissais que de nom.
   
   Goethe trône en majesté au milieu de ce livre et de longues pages lui sont consacrées.
   
   Mais c’est toute l’Europe qu’Hermann Hesse fait défiler par ordre chronologique, de Plutarque à Gide en passant par Casanova, Voltaire ou Defoe.
   
   Bien sûr il a ses préférences et ses a priori mais j’aime qu’un auteur prenne parti, qu’il ose dire qu’une œuvre révérée ne l’enchante pas du tout et au contraire que tel livre n’a pas la place qu’il mérite selon lui.
   
   C’est grâce à ce livre que j’ai lu Nathan le sage, Henri le vert de Gottfried Keller. Il se réjouit des traductions de Stendhal dont "une partie de l’œuvre restera immortelle". Il aime Dumas "quel plaisir de lire ce que raconte cet homme incroyable plein de santé, de joie de vivre et de confiance en soi (...) ce gaillard n’est pas seulement un tableur et un joyeux farceur, mais aussi un remarquable écrivain."
   
   De Victor Hugo il retient l’Homme qui rit que je me propose de lire bientôt.
   
   De Balzac il dit que ce qu’il trouve remarquable c’est que "l’on peut le lire de plusieurs manières différentes. On peut en effet, ce qui est impossible chez la plupart des grands auteurs, le lire à chacun des stades de la vie, que l’on soit un jeune homme ou chargé d’années."
   

   Je trouve magnifique qu’il se soit passionné pour la littérature jusqu’à la fin de sa vie et que sa Bibliothèque universelle se soit enrichie des écrivains qui n’avaient pas encore atteint la notoriété : Kafka dont il fut l'un des découvreurs, Gide, Wells, Proust ou Thomas Wolfe ou JD Salinger.
   
   Bien entendu il consacre de longues pages à Dostoievski qu’il aimait énormément mais qui, nous dit-il "garde toujours son halo de mystère lorsque nous l’abordons dans nos moments de désarroi ou de recueillement."
   

   Un tour du monde littéraire que l’on a plaisir à entamer et à refaire au gré des saisons, des années, des envies.

critique par Dominique




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