Lecture / Ecriture
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L'étang de Claire-Louise Bennett

Claire-Louise Bennett
  L'étang

L'étang - Claire-Louise Bennett

Déroutante
Note :

   "Écoutez, il n'a échappé à personne à ce stade que ma tête est tournée vers les ailleurs de l'imagination et qu'elle n'est pas vraiment concernée par les circonstances présentes- toutefois personne ne peut savoir ce qui se fabrique sans cesse dans l'esprit d'un autre et donc, pour cette raison uniquement peut être, ma façon d'être, telle qu'elle est, peut être très déroutante, déconcertante, inexplicable; même, en réalité, offensante parfois. On se méfie facilement d'une paumée comme moi et il arrive fréquemment qu'on m'accuse de toutes sortes d'impertinences."
   

    Comment rendre compte, sans lui porter préjudice, de ce recueil de textes, parfois très courts, toujours surprenants par leur langue qui mêle humour, poésie, réflexions sur les minuscules faits du quotidien avec un point de vue toujours original et décalé ? C
   
   La narratrice s'est installée à la campagne dans une petite maison au confort rudimentaire et on se dit qu'on va avoir droit au récit de ses aventures dans ce nouvel environnement mais pas du tout On assistera certes à quelques essais de jardinage, mais pas forcément pour les raisons attendues ni pour le résultat escompté.
   
    Tout est prétexte à des réflexions qui sortent de l’ordinaire, au gré de phrases amples qui voguent parfois d'un sujet à l'autre sans transition, mais sans jamais perdre son lecteur de vue.
   
   Pas de récit proprement dit mais une impression d'immédiate adéquation avec cette vision du monde à nulle autre pareille. Déroutante, oui, mais jamais ennuyeuse ! Un pur bonheur de lecture pour moi mais qui pourrait en laisser d'autres sur le bord du sentier.
   
   
   217 pages enthousiasmantes et piquetées de marque-pages. Et zou,, sur l'étagère des indispensables !
   
   Une dernière citation, pour la route: " Le matin attend debout sur sa haute balançoire, déplaçant la terre d'avant en arrière sous ses ongles avec un morceau de carte vierge."

critique par Cathulu




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