Lecture / Ecriture
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Les Inséparables de Stuart Nadler

Stuart Nadler
  Un été à Bluepoint
  Les Inséparables

Les Inséparables - Stuart Nadler

Pas du tout convaincue
Note :

   Henrietta vient de perdre son mari, et elle est encore toute déboussolée. Oona, sa fille, vient de se séparer de son mari, et est venue vivre chez sa mère. Lydia fille d’Oona, 15 ans, quitte un collège BCBG, dans le Vermont. Son petit ami lui a volé une photo d’elle nue et la fait circuler sur le net avec diverses variantes.
   
   Toutes trois vont affronter leurs problèmes respectifs et améliorer leur ordinaire en s’entraidant.
   
   Il y a quelques invraisemblances dans cette histoire. Henrietta, et son mari tenaient à la fois une ferme et un restaurant haut de gamme (qui a périclité quelques temps avant le décès du mari). On se demande comment Henrietta pouvait élever les bêtes (dont la viande servait au restaurant), s’occuper du potager (idem pour les légumes) et du verger, toute seule ??? ça me paraît difficile d’autant que cette femme nous est présentée comme passionnée par les objets et les livres (elle était professeur dans son jeune temps) et n’a rien d’une fermière. Pour dîner, elle commande des plats indiens !
   
   Autrefois, Henrietta, en plus de s’occuper de la ferme, a écrit un roman érotique, qu’elle envisage de republier pour éponger les nombreuses dettes contractées avec son époux. On ne sait pas trop pourquoi elle a eu besoin d’écrire ce roman, ni pourquoi son mari n’avait pas d’opinion là-dessus ???
   
   La fille Oona, chirurgienne orthopédique, n’a pas une minute à elle, au début du roman ; puis elle semble avoir tout son temps subitement, pour s’occuper de sa mère et de sa fille.
   
   Le papa de Lydia est franchement pénible, et les amours éphémères d’Oona avec un psy d’opérette ne tiennent pas debout ! Seule l’histoire et la personnalité de Lydia la lycéenne, entubée par son copain pervers, et malmenée par un groupe de filles dans une pension pas très honnête, a quelque cohérence. Dans l’ensemble, je me suis ennuyée, et l’auteur n’a pas su me faire avaler ses couleuvres.
    ↓

critique par Jehanne




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De mère en fille
Note :

    Il a suffi d'un tableau de Hopper en première de couverture pour que je craque, mais que se cache-t-il justement sous cette couverture?
   
    Boston et ses environs. Henrietta, 70 ans, est veuve depuis moins d'un an. Son mari Harold tenait un restaurant étoilé malheureusement contraint de fermer faute de clientèle. Ayant besoin d'argent, elle cherche à vendre une girouette historique de valeur certaine (qui par ailleurs a disparu), a accepté la réédition d'un roman écrit il y a des décennies, intitulé Les inséparables, scandaleux à l'époque, mais, comme le dit sa petite fille, "Comparé à Internet, c'est un livre pour enfants."
   
    Sa petite fille Lydia, connaît comme elle la honte, mais pour des raisons différentes, des photos volées par un camarade de classe manipulateur, et circulant dans son établissement et sur Internet.
   
   Oona, la mère de Lydia, fille d'Henrietta, est en train de se séparer de son mari Spencer, avocat au chômage, shooté en quasi permanence.
   
   Passé, présent (et même des incursions dans le futur) se déroulent assez tranquillement. Je m'attendais à être emportée dans une histoire plus passionnante; c'est bien fait, quelques répliques font mouche, mais j'ai eu du mal à m'intéresser aux personnages, un comble!
   
    "Lydia lui demanda d’une voix forte: 'Tu as vraiment lu des livres sur la paternité?
    Son père lui sourit. 'Un bon nombre, murmura-t-il.
    - Et tu as appris quelque chose?
    - Je ne sais pas. A toi de me le dire."
   
    "Elle [Henrietta] avait commencé sa vie d'adulte en écrivant sur le statut de la femme - les critères mouvants d'acceptabilité, qui exactement les faisait bouger, qu'est-ce qui venait en premier : les talons hauts grâce auxquels vous vous sentiez sexy, ou l'homme qui concevait ces talons hauts pour que vous ayez l'air sexy avec eux, à ses yeux."
   
    "Le livre l'avait enfermée ici, sur cette vaste exploitation, avec tous ces hectares et ces animaux, et c'est ainsi qu’elle [Henrietta] avait fini par ressembler à un chat d’appartement dont l'instinct de chasseur ne sert à rien dans un salon au sol recouvert de moquette."

critique par Keisha




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