Lecture / Ecriture
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Là où l’histoire se termine de Alessandro Piperno

Alessandro Piperno
  Avec les pires intentions
  Inséparables
  Persécution
  Là où l’histoire se termine

Alessandro Piperno est un écrivain italien né en 1972.
Il enseigne la littérature française en université.
Il a obtenu le prix du Meilleur livre étranger 2011 pour "Persécution" et en 2012 le prix Strega pour "Inséparables".

Là où l’histoire se termine - Alessandro Piperno

Famille au bord de la crise de nerfs !
Note :

   Le bandeau de ce roman indiquait "Le roman américain de la rentrée est italien !". On ne saurait mieux dire à la lecture de ce livre au ton vif et alerte, plein d’humour, qui dresse une galerie de personnages drôles et déjantés.
   Mais revenons sur l’histoire proprement dite.
   
   Matteo revient à Rome après 16 ans d’exil à Los Angeles, en raison de dettes qu’il a préféré fuir. A son retour, il est surpris que tout le monde ne se jette pas sur son téléphone pour répondre à ses appels, et que personne ne l’attende à l’aéroport. Mais ses deux enfants, las de ses incartades, ont appris à se passer de lui. Ils ont des sentiments ambivalents pour ce père, sur qui ils ne peuvent pas toujours compter. De plus, ils ont aussi leurs propres problèmes à gérer. Martina, sa fille, est au bord de la mer pour fêter les noces d’argent de ses beaux-parents. Elle a épousé le frère de sa meilleure amie, mais elle n’’est pas heureuse dans ce mariage. Quant à Georgio, le fils qu’il a eu avec sa première épouse, il tient un restaurant, sa femme est sur le point d’accoucher et sa préoccupation première n’est vraiment pas son paternel. Reste Federica, son ex-femme, qui ne l’a jamais oublié et espère son retour depuis très longtemps, au grand dam de son père.
   
   Un roman à la fois drôle et cruel, grâce au portrait réussi d’une famille au bord de la crise de nerfs. Les dialogues font mouche ainsi que les situations rocambolesques, notamment la scène de ménage entre Martina et son mari, qui vaut son pesant d’or. J’ai aimé aussi les descriptions du retour dans une ville où on n’a pas mis les pieds depuis quinze ans et dont les boutiques forcément ont changé ! Bref j’ai avalé ce roman en 48 petites heures et il m’a fait un bien fou !

critique par Éléonore W.




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