Lecture / Ecriture
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Un garçon parfait de Alain Claude Sulzer

Alain Claude Sulzer
  Post-scriptum
  Un garçon parfait

Alain Claude Sulzer est un écrivain suisse alémanique né en 1953.

Un garçon parfait - Alain Claude Sulzer

Sous le calme des apparences
Note :

   J’ai eu envie de ressortir ce livre de ma PAL (pour tout dire, il était déjà dans mes étagères ; je l’avais acheté en plus avant qu’il ai le prix Médicis c’est pour dire) à la suite de la lecture d’un autre livre.
   
   J’ai tout de suite pensé aux "Vestiges du jour" (le film en tout cas parce que je n’ai pas lu le livre). Il y a cette ambiance feutrée dans un monde en déconfiture, où tout le monde s’inquiète mais personne ne le dit. Là-dedans, une seule chose reste immuable Ernest. L’histoire date d’il y a trente et il n’a pas bougé d’un pouce, personne ne sait rien de lui (surtout sa cousine Julie qui le prend pourtant comme confident). Il est comme un meuble au milieu de la vie. On ne peut que le prendre en pitié quand on apprend pourquoi dans le roman.
   
    Il a fui sa famille qui ne le comprenait pas à 16 ans et est devenu serveur. Il est arrivé dans cet hôtel plein d’espoir dans sa vie, surtout qu’il avait déjà plus ou moins accompli son rêve. Alors quand Jacob arrive c’est plus ou moins comme un cadeau de la vie, dont il profite pleinement. La chute sera d’autant plus rude. Il ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis. Alors quand Jacob écrit une lettre pour qu’il aille voir Klinger pour lui demander de l’argent, on ne peut qu’être en colère contre Jacob. La confrontation Klinger / Ernest est très difficile pourtant Ernest, ce garçon parfait décide d’aider son amour de toujours mais aussi l’amant qui l’a abandonné. Quand Klinger apprend à Ernest ce qui s’est passé en réalité, à l’hôtel mais aussi pendant l’exil en Amérique, j’étais atterrée ! Jacob est encore plus vil que je ne le pensais mais Ernest l’aime toujours… C’est un roman qui se finit mal pourtant.
   
   C’est un roman feutré comme je l’ai dit. Vous tournez les pages doucement pour ne pas déranger. Pourtant, vous tournez les pages parce qu’on ne résiste pas à une telle écriture, qui comme le dit l’éditeur, tient en haleine.
   
   Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé parce que j’ai vibré avec Ernest.
   Entre temps, un deuxième livre est sorti aussi chez Jacqueline Chambon "Leçons particulières" et son troisième roman traduit en français "Une autre époque".

critique par Céba




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