Lecture / Ecriture
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De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia

Jean-Michel Guenassia
  Le club des incorrigibles optimistes
  La vie rêvée d'Ernesto G.
  Trompe-la-mort
  La valse des arbres et du ciel
  De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles

Jean-Michel Guenassia est un écrivain français, né en 1950 à Alger.

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles - Jean-Michel Guenassia

Genre ?
Note :

   Rentrée littéraire 2017
   
   C'est le nom de Bowie dans le titre qui m'avait attirée, mais il faut que je fasse attention car sinon, à ce compte-là, je risque de me retrouver à lire n'importe quoi. Mais ce ne fut pas le cas ici.
   
   Ce roman joue principalement sur le charme des êtres sexuellement ambigus, androgynes, homosexuels, bisexuels etc. Si vous n'y êtes pas sensible, laissez tomber. Moi je le suis, alors, j'y vais.
   
   Nous faisons connaissance de Paul, dis-sept ans qui sera le personnage principal. Fils d'un couple lesbien, il a, son âge aidant, la particularité d'avoir un physique androgyne, à le voir, on ne peut avoir de certitude quant à son sexe. Il aime se faire passer pour une femme, d’autant que ses mères sont branchées dans le monde lesbien (tatoueuse branchée et propriétaire de boite) et qu'il est plus simple qu'il circule dans ce milieu en tant que femme. Pourtant, quant à ses goûts sexuels, il s'avère exclusivement hétéro (ce que sa mère n'arrive pas à intégrer).
   
   Les mères, parlons-en. La mère biologique (très jeune, son unique expérience hétéro) est à mon sens un personnage particulièrement antipathique, principalement en raison de son intolérance et de son égoïsme forcené. La compagne de sa mère est une femme posée et réaliste. C'est elle qui assure jusque là la cohésion de ce petit groupe familial. Le milieu est aisé (bobo), le garçon grandit bien mais ne poursuit néanmoins pas ses études en raison des harcèlements qu'il y subit en raison de son apparence. De toute façon, seul le piano l'intéresse et sa mère refuse strictement qu'il fasse des études musicales. Il aborde donc le monde du travail sans aucun bagage et il sera pianiste dans le bar de sa seconde mère...
   
   Et puis un jour, les circonstances font qu'il se demande qui peut bien être ce père dont il ne s'est jusqu'à présent jamais préoccupé...
   
   Un roman très plaisant à lire, mais à mon sens, purement récréatif. J'avais vraiment beaucoup aimé "Le club des incorrigibles optimistes" qui réveillait en moi des souvenirs tellement voisins ! Avec Ernesto G., je regrettais déjà un style facile, une écriture pas assez littéraire. J'ai le regret de devoir dire que celui-ci continue sur cette pente. L'écriture est très correcte, mais pas littéraire.
   
   Reste un livre intéressant, et agréable à lire, et qui plaira... et ça fait au moins un auteur français qui a réussi cette année à inventer une histoire de toutes pièces et à ne pas parler de lui du tout. Ils se font rares.
   
   Gloire lui en soit rendue.

critique par Sibylline




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