Lecture / Ecriture
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Nouv’elles de Jacques Attali

Jacques Attali
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  Nouv’elles

Nouv’elles - Jacques Attali

Portrait de femme
Note :

   D’abord, on songe à un recueil de nouvelles que le titre laisse suggérer. Passé le troisième chapitre on se rend compte qu’on est toujours dans la même histoire mais que celle-ci nous est présentée d’une manière périphérique. Comme on tourne autour du pot. A la façon d’une enquête policière. Et il y a de ça. Les chapitres s’imbriquent les uns dans les autres comme les minutieux rouages d’une horloge Suisse. L’auteur utilise les ficelles du roman policier pour établir un formidable portrait de femme. Tout dans son écriture, son abord des situations, sa psychologie des personnages et leurs rapports jamais manichéens trahit une main féminine. Pourtant l’auteur n’est rien moins que Jacques Attali, le conseiller des Présidents. Comme quoi il faut toujours se méfier des a priori qui se chargent mieux qu’un test psychologique de ranger les gens dans des cases bien définies. Seule ombre au tableau, concernant le style délié et noble de l’auteur, l’emploi récurrent de ces phrases de mise en profondeur comme si un narrateur racontait au lieu de laisser s’exprimer les personnages. "Non, il n’irait pas à ce rendez-vous" ou "Oui, il l’appellerait dès le lendemain" irritent plus qu’ils ne sont bénéfiques à l’histoire. Je ne dévoilerai aucune intrigue. On se doit de découvrir au fil des pages ce mille-feuille où chaque strate laisse deviner la suivante avec son lot de révélations et d’étonnements. Sachez simplement qu’il est question d’un cirque, d’une ile bretonne, d’une propriété de maitres dans l’arrière pays Montpelliérain, d’une actrice hors pair, de rapprochements et de déchirures, d’ambitions et de désirs de liberté. La vie, quoi.

critique par Walter Hartright




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