Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le frumieux Bandagrippe de Ed McBain

Ed McBain
  Cash cash
  La rousse
  Un poulet chez les spectres
  Vêpres rouges.
  La cité sans sommeil
  Isola Blues
  Le frumieux Bandagrippe
  87e District (Tome 3)
  Nocturne
  Coup de chaleur
  Envoyez la fumée!
  Mourir pour mourir
  87ème district (Tome 1)
  Dix plus un
  87ème district (Tome 2)

AUTEUR DU MOIS D'AOUT 2005

Ed Mc Bain, de son vrai nom Salvatore Lombino est né en 1926. Il est mort en 2005 d'un cancer. Il a écrit de très nombreux polars qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde. Il a également participé à la rédaction de nombreux scénarios (« Les Oiseaux » pour Hitchcock ou pour la série Colombo, entre autres).


Il a surtout connu le succès avec son équipe du 87ème commissariat d'Isola, ville qu'il n'a pas hésité à inventer totalement pour les besoins de sa série commencée dans les années 50, et qui l'a accompagné ensuite toute sa vie.

Il a également publié d'autres romans policiers sous le nom d'Evan Hunter.

Le frumieux Bandagrippe - Ed McBain

Lewis Carroll dans le texte
Note :

   Il est fou Ed Mc Bain ou quoi ? C’est quoi ce titre ? Vous achetez, vous, un « frumieux Bandagrippe » ?
   Ah, si vous connaissez Lewis Carroll, peut-être ! Et notamment « Le Jabrebocq », un poème qui commence ainsi :
   « Il brilguait ; slictueux, les tôves
   Giraient et gimblaient sur les loignes ;
   Mimeux étaient les borogroves,
   Et la molmerase horgrippait.
   
   « Mon fils, prends garde au Jabrebocq,
   A ses crocs acérés, à ses griffes puissantes !
   Evite aussi l’oiseau Jujube,
   Et le frumieux Bandagrippe ! »

   
   Tamar Valparaiso, jeune américaine de 20 ans, d’origine mexicano-anglaise, a commis, au sein de sa maison de disques, un premier album au titre passablement ésotérique : « Bandagrippe », paroles de Lewis Carroll ! Le clip vidéo a été tourné tendance sulfureux puisqu’il simule une tentative de viol sur sa personne, et, Barney Loomis, PDG de la maison de disques en question, s’apprête à lancer le tout comme on le ferait d’un nouveau savon, au cours d’une soirée spéciale à bord d’un yacht. Objectif : faire passer « Bandagrippe » comme « hit » sur les radios et faire accéder Tamar Valparaiso au rang de star (les choses vont si vite de nos jours !). Une opération Marketing du genre de celles qui tueront la chanson (aparté).
   
   Las, lors de l’interprétation par Tamar du clip, sur le yacht devant la centaine d’invités VIP, elle se fait kidnapper de manière violente par deux individus travestis respectivement en Yasser Arafat et Sadam Hussein (!).
   L’affaire arrive ainsi au commissariat du 87ème District, celui de Steve Carella qui se voit chargé de l’affaire. Ca ne se présente déja pas bien mais Mc Bain en rajoute une couche en interprétant un classique des polars américains : l’inimitié entre les services de police classiques et le FBI.
   
   L’enquête initiée par Steve Carella est en effet confiée à « une brigade d’intervention » du FBI, qui convie Carella à oeuvrer avec eux, dans un rôle du genre : « ramasse les papiers sales » !
   
   C’est classique. L’enquête est prenante. Tout ne se termine pas forcément en « happy end ». Il y a toujours autant d’études de caractères des personnages secondaires ou récurrents, conformément aux us et coutumes de Mc Bain. On ne s’ennuie pas une seconde.
   Que le titre ne vous fasse pas fuir !

critique par Tistou




* * *