Lecture / Ecriture
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Un mort encombrant de Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson
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  Le pavillon sur les dunes
  La Magicienne
  Le Maître de Ballantrae
  La Bouteille endiablée
  Dès 09 ans: L'île au trésor
  Intégrale des nouvelles
  Le Club du suicide
  Voyage avec un âne dans les Cévennes
  Un mort encombrant
  Le Mort Vivant
  L'Hercule et le tonneau
  Un mort en pleine forme
  Le grand Bluff
  Ceux de Falesa
  Dès 07 ans: Petit jardin de poésie

Grand voyageur, Robert Louis Stevenson est un écrivain écossais né en 1850 à Édimbourg et mort en 1894 dans les Samoa d'une crise d'apoplexie.


L'écrivain japonais Nakajima Atsushi a consacré un roman à Stevenson : "La mort de Tusitala".

Un mort encombrant - Robert Louis Stevenson, Samuel Lloyd Osbourne

... Et des vivants encombrés
Note :

   Titre original :The wrong box - 1889
   
   La tontine, forme de d'épargne imaginée par l'Italien Tonti sous Mazarin, peut s'avérer payante mais en même temps se révéler source de problèmes pour les souscripteurs, puisqu'elle n'est reversée qu'au dernier survivant.
   
   Lorsque débute cette histoire, il ne reste plus que deux prétendants à la tontine souscrite par le père de la famille Finsbury alors qu'à l'origine, quelques décennies auparavant, ce nombre était évalué à près d'une quarantaine.
   
   Joseph Finsbury, l'un des deux héritiers, a recueilli Maurice et Jean, les deux enfants de Jacob, son frère cadet. Il a aussi accueilli en son foyer Julia Hazeltine, que lui avait légué une vague connaissance. Quant à son autre frère, Masterman, il ne lui a pas donné de ses nouvelles depuis de nombreuses années, et seul son fils Michel, avoué de sa profession, affirme que son père n'est pas mort, sans vouloir donner moult précisions complémentaires.
   
   Maurice prend soin de son père, ayant peur que celui-ci décède de façon inopinée, avec pour conséquence l'envol de la tontine au profit de son cousin. Il le sort afin de lui procurer du bon air pour ses bronches, l'habille chaudement de vêtements adéquats selon les principes du praticien Sir Faraday Bond. Mais Joseph se sent un peu à l'étroit, lui qui était habitué à voyager de par le monde, à donner des conférences sur n'importe quel sujet susceptible d'intéresser une assistance clairsemée et indifférente, voire assoupie. Joseph est un maniaque des statistiques et trimbale toujours avec lui un carnet et un crayon afin de noter ses judicieuses et inutiles observations.
   
   Maurice a repris l'entreprise de cuirs de son père, mais celle-ci périclite, et il se demande comment faire face à une pénurie d'argent proche et stressante. De plus il traîne une dette de plusieurs milliers de livres dont il ignore comme il va pouvoir l'honorer.
   
   Un accident se produit, cela arrive même dans la perfide Albion, et le drame se précise. Lorsque Maurice et Jean sortent légèrement blessés de leur évanouissement provoqué par la collision entre deux rames, ils découvrent le corps mort et complètement défiguré de l'oncle Joseph, ce qui signifie la fin de leurs espérances de tontine. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées et entreprise de cuirs à remettre à flots. Sauf...
   
   Sauf si le mort n'est pas déclaré officiellement défunt, et inversement.
   
   Le thème du cadavre voyageur sera par la suite abondamment exploité par les auteurs de romans d'énigmes et policiers, mais de façon plus morbide que dans le roman de Stevenson et Osbourne.
   
   Un agréable divertissement pour le lecteur, moins pour les divers personnages qui gravitent dans cette histoire, conté avec cet humour anglais typique que l'on appelle le non-sens, et que l'on retrouve dans certains textes de Dickens, de Jérôme K Jérôme et quelques autres. Les péripéties sont nombreuses, et les scènes tragiques ou périlleuses, si elles ne déclenchent pas le fou rire, amènent sur les lèvres des lecteurs ce petit sourire révélateur d'un bon moment passé à une lecture boute-en-train.
   
   A quelques reprises le nom du romancier français et contemporain de Stevenson, Fortuné du Boisgobey est cité dans le texte, et l'on peut se demander s'il s'agit d'un hommage ou d'une aimable plaisanterie.
   
   Curiosité :
   Ce roman a connu plusieurs traductions sous des titres divers :
   Sous le titre Le Mort Vivant, paru aux éditions Perrin en 1905.
   Sous le titre L'Hercule et le Tonneau, paru au Club français du livre en 1961.
   Sous le titre Un mort en pleine forme, paru chez G. P. en 1968 dans une édition illustrée par Jean Reschofsky.
   Plus récemment, les éditions Gallimard l'ont fait paraître dans la Bibliothèque de la Pléiade sous le titre Le Grand Bluff.

critique par Oncle Paul




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