Lecture / Ecriture
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Le cas Malaussène de Daniel Pennac

Daniel Pennac
  Chagrin d'école
  Dès 10 ans: Kamo et moi
  Au bonheur des ogres
  La fée carabine
  La petite marchande de prose
  Dès 10 ans: L'œil du loup
  Comme un roman
  Journal d’un corps
  Des chrétiens et des maures
  Merci
  Le cas Malaussène
  Aux fruits de la passion
  Mon frère

Daniel Pennac est le nom de plume de Daniel Pennacchioni, écrivain français né en 1944 à Casablanca.
Il a reçu le prix Renaudot en 2007 pour son essai "Chagrin d'école".

Le cas Malaussène - Daniel Pennac

Ils m'ont menti
Note :

   Sans doute la famille Malaussène manquait-elle à Daniel Pennac qui a voulu la retrouver et retourner se chauffer à sa fantaisie optimiste... et ma foi, moi aussi. J'avais passé de si bons moments avec ces gens-là ! Alors, allons-y, revenons étudier ce « cas Malaussène ».
   
   17 ans ont passé et Pennac a vieilli, nous avons vieilli nous aussi, et nous ne sommes donc pas plus surpris que cela de retrouver les membres de la famille vieillis également. Moi, en tout cas, cela m'a paru bien naturel. Les enfants ont tous quitté le nid, on en est aux petits-enfants. On en est tous là, nous, ses lecteurs des débuts. Malaussène pourrait songer à la retraite s'il le voulait, mais il travaille encore pour la Reine Zabo. Il se demande parfois pourquoi, et ne se répond pas trop. Son emploi consiste à protéger les Vévés de la vaillante maison d'édition. Les Vévés, ce sont les tenants de la Vérité Vraie, ces gens qui assènent leur vision du monde à tous avec la certitude qu'elle est la seule ayant un peu de validité. Cette affirmation les amène bien sûr à se heurter, parfois de façon dangereuse, à ceux qui ne sont pas de cet avis, et Benjamin est chargé de veiller à ce que personne ne dégomme les poulains de la Reine Zabo. Il dispose pour ce faire de larges crédits et de l'autorisation d'utiliser tout le panel de ses relations et connaissances (réputées originales). Nous retrouverons ainsi beaucoup des rôles secondaires des tomes précédents, et c'est bien agréable. Et ne vous inquiétez pas si vous les avez oubliés (c'était mon cas), un répertoire final, très efficace, bref mais complet, vous permet de sauter sans peine cet obstacle.
   
   Cette fois, Malaussène doit veiller sur la survie d'un auteur vedette dont le premier livre a apporté la fortune à la maison d'édition, mais, dans la mesure où ce fameux livre était une charge assassine contre toute sa famille, il lui avait valu à lui, une tentative de meurtre de la part de ladite famille. Eh oui, utiliser la vie des autres comme matériau à ses ouvrages n'est pas sans risque. Maintenant, le Vévé (surnommé Alceste, trouvez pourquoi) est maintenu en plein maquis par Malaussène et ses amis, coupé de tout et surveillé par les gros bras locaux, pendant qu'il rédige le second volume, qui sera encore pire, il l'a promis.
   
   Pendant ce temps, les jeunes Malaussène s'occupent, avec plus ou moins de réussite, mais avec originalité toujours. On peut leur faire confiance. Du bon Pennac, donc
   
   Mais, mais, mais, car il y a un mais. Qu'est-ce que c'est que cette parution tronquée !?!?!?
   
   Nous avons là un tome 1 de moins de 300 pages écrites gros, qui a juste le temps de nous mettre tout le monde en place et dans une situation... disons instable. Et quand nous sommes bien lancés, fin du tome 1 ! Et le T2 n'est pas encore sorti. Insupportable ! Quelle frustration ! Nous devrons attendre des mois avant de pouvoir acheter le tome 2, qui nous coutera encore une fois plus de 20€, et ce tome 2 ne suffira sans doute pas, donc, à son terme : nouvelle attente et nouvelle dépense. On arrive à combien, là ?? Pas possible. Donc, vous avez attendu 17 ans, vous pouvez bien patienter un peu plus. Ce que je vous conseille, moi : attendez que tout ça soit en poche et lisez tranquillement l'histoire complète sans poireauter en cours de route, ni vous ruiner. Et si l'envie Malaussène vous titille, eh bien relisez les premiers volumes (les meilleurs), vous disiez que vous les aviez oubliés.
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critique par Sibylline




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La smala
Note :

   "Quand il n' y a plus rien à espérer d'une société, demeure la création !"
   

   Enfin, la tribu Malaussène est de retour ! C'est avec un plaisir mêlé d'appréhension (allions-nous retrouver la verve, l'humour, la liberté narrative (et lexicale ) enjouée des premiers épisodes ?) que j'ai ouvert cet opus en commençant par le répertoire, histoire de me replonger dans le bain malaussénien. Ensuite, vogue la galère !
   
   Alors, oui, ils sont tous-là et surtout mes favoris : Julius le chien, réduit un peu à la portion congrue mais fidèle au poste et Verdun, qui nous avait valu un morceau d'anthologie, tout nourrisson braillarde qu'elle était et qui, devenue adulte, n'en est pas moins puissante.
   
   L'histoire ? Un affairiste haut en couleurs et fort en gueule (toute ressemblance avec un certain Bernard T. ...) a été enlevé. Benjamin Malaussène, qui cornaque tranquillement un écrivain adepte de la vérité vraie, va évidemment se retrouver mêlé à cette affaire, bien malgré lui.
   
   Benjamin a vieilli, les enfants ont grandi, le monde a terriblement changé et malgré un humour toujours présent, on sent une légère mélancolie, un désenchantement, qui se dégagent de ces pages. ça cavale à toute allure, ça défouraille mais, on sent bien que notre anti-héros par excellence aimerait bien rester tranquille dans son Vercors...
   
   Un excellent remède à la mélancolie, pour faire la nique à la grisaille ! j'attends déjà le prochain volume avec impatience !

critique par Cathulu




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