Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Garçon manqué de Nina Bouraoui

Nina Bouraoui
  Le bal des murènes
  Garçon manqué
  Mes mauvaises pensées
  La voyeuse interdite
  Poupée Bella
  La vie heureuse
  Tous les hommes désirent naturellement savoir

Nina Bouraoui est une écrivaine française née à Rennes en 1967, d'un père algérien et d'une mère bretonne.

Garçon manqué - Nina Bouraoui

L’identité
Note :

   Nina a grandit dans deux cultures: algérienne et française. La guerre d'Algérie est évoquée aussi, ainsi que le racisme le regard porté sur les Algériens dans la France des années 70. Elle est de père algérien et de mère française, elle est métisse. Elle le vit comme quelque chose de très violent. "Je parle français. J'entends l'algérien. Mes vacances d'été sont françaises. Je suis sur la terre algérienne"Elle ne parle pas l'arabe, la langue de son père "C'est une langue qui s'échappe. "
   
   Elle est partagée entre deux cultures. Elle voudrait être un garçon, l'Algérie est le pays des hommes, son père l'appelle Brio. Il suffit de porter cheveux courts et pantalon pour décider de son genre.
   
   Elle est née en 1967, et la guerre d'Algérie est présente en elle via son oncle Amar tué à la guerre. La guerre entre les français et les arabes. La mort de son oncle Amar l'interroge, la travaille elle se pose des questions concernant son identité. La France est le pays de sa mère. Elle passe ses vacances chez ses grands-parents à Rennes et à Saint -Malo seule avec sa grande sœur, dans les années 70. Ces parents se sont rencontrés en 1960 à l'université de Renne.
   
   La mer a son rôle dans son récit et elle est différente aussi. En Algérie c'est la mer sauvage déchaînée chaude, et à St Malo la mer est froide, elle se retire. Dans cette deuxième partie, Nina est différente, elle évoque ses souvenirs d'enfance accompagnés des odeurs qui vont avec.
   
    Nina Bouraoui a une écriture très affirmée, le "Je " est ancré dans son récit. Mais la grande force de son style, c'est qu'à la lecture cela m’a rappelé ma propre enfance, mes propres souvenirs de plage. La douceur de l'enfance et des vacances passées chez ses grands-parents et évidement mon identité n'a rien à voir avec celle de Nina. Cela est fort ...Les phrases s'enchaînent sans fin, ne laissent aucun répit au lecteur
   " J’écrirai en français en portant un nom arabe. Ce sera une désertion. "
    Ce sera surtout le moyen de réunir enfin ces deux identités, ces deux familles, ces deux histoires... qui ne font qu’une.
   
    L’histoire de Nina. Belle découverte, j'aime ce style qui s'affirme qui va à toute vitesse.

critique par mAlice




* * *