Lecture / Ecriture
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Mon enfant de Berlin de Anne Wiazemsky

Anne Wiazemsky
  Jeune Fille
  Une année studieuse
  Une poignée de gens
  Mon enfant de Berlin
  Un an après

Anne Wiazemsky est une écrivain, comédienne et réalisatrice française, née en 1947 à Berlin et morte en 2017.

Mon enfant de Berlin - Anne Wiazemsky

Le Berlin de l’après-guerre
Note :

   J’ai choisi ce livre parce que j’allais à Berlin et qu’il y avait Berlin dans le titre et que j’avais déjà lu et aimé un livre de l’auteure. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et c’est peut-être ce qui a causé une certaine perplexité chez moi. Parce que si j’ai adoré la reconstitution du Berlin de l’après-guerre et que le personnage principal est assez atypique, j’avoue que l’histoire d’amour m’a parfois semblée un peu mièvre. Mais disons que c’est compréhensible, vu que l’histoire à la base du roman est celle des parents de l’auteur.
   
   Ce court roman s’ouvre sur le journal de Claire, infirmière dans la Croix-Rouge et fiancée à un soldat. Claire est partout "la fille de". Et elle souhaite être elle-même. C’est une personne solitaire, pas toujours avenante, souvent en proie à des migraines et se sentant parfois étrangère à sa famille. Elle a besoin de bouger, de sentir dans l’action et c’est pour ça qu’une fois la guerre finie, elle tient à aller à Berlin où elle continuera à conduire des ambulances. C’est à travers ses yeux que nous découvrons cette ville détruite, cette population qui ressort petit à petit de sous terre et qui souffre le martyre.
   
   Malgré l’horreur qui les entoure, Claire, ses amis et tout le petit microcosme qui gravite autour d’eux vivent des moments exceptionnels, intenses et éphémères, évidemment. Et ils choisissent de les vivre comme si c’était pour toujours, comme si ça allait durer et ne jamais se heurter à la vie quotidienne et hors de cette "bulle" qu’est le Berlin de l’après-guerre, quand on n’est pas berlinois. Et c’est cette partie que j’ai aimée, la fébrilité de ces gens qui risquent leur vie et côtoient l’horreur.
   
   Toutefois, la relation entre le Wia solaire, parfois aveugle aux sentiments de son entourage et Claire, renfermée et taciturne, m’a moins touchée que la synergie et l’énergie de tout ce petit monde. Et bon, ça prend quand même pas mal de place. Mais j’ai bien aimé la finale, ainsi que le style de l’auteur, qui réussit à faire un tout de ces fragments de vie.

critique par Karine




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