Lecture / Ecriture
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Kuru de Thomas Gunzig

Thomas Gunzig
  Mort d'un parfait bilingue
  Manuel de survie à l'usage des incapables
  Kuru
  La vie sauvage

Libraire, professeur de littérature, chroniqueur à la télévision, Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né à Bruxelles en 1970.

Kuru - Thomas Gunzig

Quel fouillis !
Note :

    Ayant déjà lu deux romans de Thomas Gunzig, dont "Manuel de survie à l'usage des incapables", pourquoi ne pas continuer? Surtout que c'étaient de bons souvenirs. En attendais-je donc trop?
   
    Fred a des mouches à l'intérieur de la tête, plus ou moins gênantes. Soit. A part ça il est censé terminer une thèse, glande pas mal et déteste son père dont il est bien content de recevoir l'argent mensuel pour subsister. Il a deux amis, Pierre, issu d'une expérience de clonage, et Paul, traumatisé par ses aventures en Colombie et souffrant de mictions douloureuses (je passe les détails). Kristine est la copine de Pierre.
   
    Fred est amoureux fou de sa cousine Katerine, dotée du talent de déplacer les objets par sa seule force mentale et d'un mari éjaculateur précoce (le beau et riche Fabio, comme quoi nul n'est parfait).
   
    Exprès ou pas? Parmi les milliards de prénoms possibles, ça m'aurait facilité la tâche que l'auteur choisisse des prénoms d'héroïnes n'ayant ni la même initiale ni la même fin. Surtout que je n'ai pas vu la nécessité d'embrouiller le lecteur inutilement. En tout cas, il ne m'en faut pas beaucoup, c'est sûr.
   
    Bref, une nuit vers quatre heures du matin, Kristine veut voir absolument tout de suite urgemment sans attendre, Paul et Fred. Bons copains, ils foncent. L'urgence, c'était juste pour leur demander de venir avec eux deux participer au futur sommet du G8 à Berlin, dans plusieurs semaines, mais côté manifestants, histoire de filmer les débordements policiers. Soit.
   
    Par ailleurs Fabio et Katerine, souffrant de drôles de maux de ventre (dont on ne saura rien, finalement) se rendent à Berlin pour rencontrer un fameux docteur censé guérir le problème de Fabio par "dissociation". Ils logent dans le même hôtel que les participants au G8, mais pour ce que j'en ai compris, ça n'a aucune importance dans le roman, les personnages se rencontrant tous bien sûr lors des manifestations, mais sans utiliser ce détail d'hôtel.
   
    J'ai bien cru comprendre que l'auteur s'attaque à tous ces théoriciens du complot, sectes, amateurs d'"harmonie avec les planètes, le rayonnement cosmique, les vibrations telluriques et tout le reste" , on parle même des Illuminati, et le fait quand même avec un certain humour. Pourquoi pas, mais trop c'est trop, je ne m'attache guère aux personnages, ça part dans tous les sens, je ne comprends plus guère, surtout que je lis (un peu) en diagonale, trop de détails sans intérêt. L'impression que l'idée de départ était intéressante, mais mal menée (malmenée?)

critique par Keisha




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