Lecture / Ecriture
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Patte de velours de Frédéric H. Fajardie

Frédéric H. Fajardie
  Patte de velours
  Un homme en harmonie
  Polichinelle mouillé
  Le souffle court

Frédéric H. Fajardie est le nom de plume de Ronald Moreau, auteur français de romans policiers, né en 1947, à Paris, et mort en 2008.

Patte de velours - Frédéric H. Fajardie

Dans un gant de fer...
Note :

   A peine rétabli dans ses fonctions de commissaire divisionnaire à la brigade criminelle, Padovani, après un séjour dans un placard pour incartades, est confronté à une série de meurtres.
   
   Un jeune homme est retrouvé aplati comme une galette sous un bulldozer; un juge d'instruction et sa femme sont défenestrés; un collègue envers lequel il ne ressent aucune estime est abattu de trois balles dans la tête; un couple non légitime de présentateurs vedettes de la télévision s'envoient en l'air dans une chambre meublée grâce, ou à cause, d'une charge de dynamite; un fleuriste, intrigué par la présence sur les lieux du drame d'un homme ganté de velours noir, est crucifié à un arbre.
   
   De plus Padovani est confronté à un autre problème : des individus se réclamant de la Géorgie libre et socialiste ont braqué une banque à l'aide d'un bulldozer. Le conducteur de l'engin se pend dans sa cellule. Padovani rameute ses troupes, les fidèles Hautes Etudes et Primerose, et embauche deux autres policiers. Leur passé ne plaide guère en leur faveur mais Padovani, anarchiste dans l'âme aime côtoyer ce genre de collègues indisciplinés et au cœur gros comme la main.
   
   Tous les défunts avaient un rapport plus ou moins direct avec un ministre en activité qui a su louvoyer au cours des différents changements de majorité. Une aubaine pour Padovani qui exècre les politicards. Il focalise son enquête sur les proches de l'homme d'état.
   
   Après une semi retraite littéraire, Padovani nous revient toujours aussi hargneux, aussi anti conformiste qu'au cours de ses précédentes aventures. Et Frédéric Fajardie assène toujours ses coups de gueule par personnage transposé, en véritable écorché vif. Derrière le mur de cynisme érigé par Fajardie, fleurissent deux coquelicots fragiles: humour et sentimentalisme. Il nous propose des scènes dignes des meilleurs surréalistes, telle cette connivence qui s'établit dans le métro entre les voyageurs et un faux Roumain, véritable mendiant professionnel.

critique par Oncle Paul




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