Lecture / Ecriture
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Corrosion de Jon Bassoff

Jon Bassoff
  Corrosion

Corrosion - Jon Bassoff

227 pages noires terriblement bien menées !
Note :

   Joseph Downs ancien Marine ayant combattu en Irak tombe en panne dans un de ces trous paumés de l’Amérique. Avec son visage mutilé par une explosion, il ne passe pas inaperçu. Dans un bar, il assiste à une scène où un homme bat sa femme. Il s’interpose pensant que la page sera tournée. Mais dans son hôtel miteux le temps que sa voiture soit réparée, la jeune femme vient le voir. D’un beauté assez vulgaire, Lilith lui raconte que son mari la frappe régulièrement. Pour se faire de l’argent afin de payer les réparations de sa voiture, il travaille et le soir, il retrouve Lilith. Mais un homme affirme qu’il ment sur son identité. Joseph n’a qu’une idée reprendre la route pour rejoindre la montagne. Sauf qu'il se laisse attendrir par Lilith et son plan : tuer son mari pour toucher l’assurance-vie et ensuite ils pourront partir tous les deux. Sauf que Lilith l’a manipulé.
   
   Puis on découvre un adolescent. Sa mère est malade et son père passe son temps à trouver un remède sur des rats. Le gamin est Joseph mais il se prénomme différemment. Et commence une plongée infernale dans les abîmes noires où la folie, les prédicateurs, la foi ont façonné celui qui se fait appeler Joseph.
   
   C’est noir, très noir, sans concession et l’écriture de Jon Bassoff aux phrases courtes et sèches est hypnotique. On a l’impression d’évoluer dans un autre monde, on est bousculé et pas qu’un peu. L’auteure nous montre la noirceur de l’âme humaine. Terrifiant, bousculant et implacable.
   
   "Tu sais ce que ça fait d'être un laissé-pour-compte, tu sais ce que ça fait de toujours avoir des gens qui murmurent dans ton dos, qui disent ce garçon n'est pas net, toute cette famille n'est pas nette ? Et parfois elle me regardait exactement comme mon père regardait les rats, et parfois l'humanité filtrait par ses pores et elle me caressait la tête et disait ne pleure pas, ce monde est pourri,(..)"

critique par Clara et les mots




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