Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Botchan de Natsume Sôseki

Natsume Sôseki
  Petits contes de printemps
  Le 210e jour
  Je suis un chat
  Haïkus
  Les herbes du chemin
  Oreiller d’herbes
  Sanshirô
  Et puis
  Botchan

Sōseki Natsume (夏目 漱石) est un écrivain japonais né en 1867 et décédé en 1916.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Botchan - Natsume Sôseki

Personnage en évolution
Note :

   Pour célébrer le 150e anniversaire de Natsume Sôseki, j’ai réalisé que j’avais deux romans de l’auteur dans ma pile. Bon, ok, je pensais que l’auteur était une femme (visiblement, ce n’est pas le cas) (oui, mon inculture est quand même impressionnante des fois) mais peu importe, n’est-ce pas!
   
   Nous sommes donc transportés au Japon, avec un jeune homme de Tokyo, le Botchan du titre. Élève indifférent, il obtient un diplôme en physique parce qu’il pouvait réussir les cours, pas nécessairement par intérêt. Tout juste sorti de l’école, il obtient un poste au bout du monde et il doit laisser son petit confort ainsi que Kiyo, la domestique qui l’a toujours vénéré. Et gâté.
   
   Il arrive donc dans un pensionnat pour garçons rempli de certitudes quant au – seul – mode de vie et de pensée acceptable. Il est aussi fort naïf et très condescendant. Il regarde tout le monde de haut, ses collègues (auxquels il s’amuse à donner des surnoms) comme les élèves. Il se croit un peu tout permis et se rebelle de toutes les façons possible, tout en étant tout à fait certain qu’il a tous les droits. Vous pouvez vous imaginer que ce n’est pas un personnage fort sympathique.
   
   J’ai mis un bon moment à entrer dans l’histoire et à m’attacher un peu au personnage, qu’on a souvent le goût de secouer. Il a du mal à juger par lui-même et ce n’est que petit à petit qu’on commence à vouloir qu’il s’en sorte. C’est que ce petit monde clos de l’enseignement est rempli de pièges et de gens qui sont tout aussi pleins d'eux-mêmes et de certitudes. En plus, ils sont un peu prêts à tout pour que les choses fonctionnent à leur manière. Entre magouilles et manipulations, notre personnage principal n’aura pas vraiment le choix d’apprendre à penser par lui-même… et de grandir un peu.
   
   Une satire réussie et un roman très connu au Japon depuis plusieurs années. C’est très différent et plus terre à terre par rapport à la littérature japonaise que j’ai lue à date. J’avoue que je suis fort curieuse de voir si ce titre est représentatif de l’œuvre de l’auteur.

critique par Karine




* * *