Lecture / Ecriture
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G comme: Karma City de Pierre-Yves Gabrion

Pierre-Yves Gabrion
  G comme: Karma City

G comme: Karma City - Pierre-Yves Gabrion

Diptyque
Note :

   Gros aveu pour commencer. J’ai pris cette BD un peu par erreur dans la pile quand je suis partie chez ma mère dans le temps des fêtes. Du coup, quand j’ai réalisé qu’il ne restait que ça, je l’ai ouverte, en me disait que bon, advienne que pourra. Je n’étais pas très fan de la couverture et j’avais peur du cliché de la fille aux gros seins et au petit cerveau qui nous est présentée sur la couverture. Sauf que – oh surprise – non seulement ce n’est pas ça du tout, mais je me suis surprise à beaucoup, beaucoup aimer! L’histoire et le dessin!
   
   Nous sommes dans une BD post-apocalyptique. Une vague a balayé la terre et après des années de loi du plus fort, Karma City a été fondée, société basée sur le karma. Toutes les actions sont comptabilisées selon qu’elles sont positives ou négatives. Tout acte égoïste est négatif. Tout acte pour la collectivité est positif. Et tout est contrôlé.
   
   Quand une archéologue peine à rentrer dans la ville pour cause de mauvais karma, ce ne devrait pas être la fin du monde. Sauf que quelques minutes plus tard, elle succombe à un violent AVC, ce qui va, of course, soulever des questions. Surtout quand d’autres AVCs surviennent. C’est un trio d’enquêteurs qui va être assigné à cette affaire : le flic bourru et génial, un peu à côté de la plaque, le flic techno, qui blague souvent, et la fliquette nouvelle, pleine d’idéaux karmiques et de grands principes. On aura donc affaire à un whodunit parfois sous tension, parfois drôle, au rythme varié, qui s’emballe par moments et qui se laisse traîner à d’autres. C’est un récit enlevé, entre les flics un peu pourris, des recherches archéologiques et des relations qui se construisent petit à petit. Bref, ça m’a plu.
   
   Le dessin me plaît aussi beaucoup. Les plans sont variés et des dispositions souvent différentes. C’est très simple comme trait mais il y a quelque chose dans la couleur, dans les contrastes de couleurs, qui crée une atmosphère très différente d’une case à l’autre.
   
   Bien entendu, je veux lire la suite de ce diptyque. Il n’y a que deux tomes. Pourquoi résister!

critique par Karine




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