Lecture / Ecriture
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Monnaie de singe de William Faulkner

William Faulkner
  Pylône
  Absalon, Absalon!
  Si je t'oublie, Jérusalem
  Le gambit du cavalier
  Le Bruit et la Fureur
  Sanctuaire
  L'intrus
  The Bear
  Une rose pour Emily
  Sartoris
  Lumière d’Août
  Les Snopes : Le hameau, La ville, Le domaine
  Appendice Compson : 1699-1945
  Tandis que j’agonise
  Monnaie de singe
  Moustiques

William Faulkner est un écrivain américain né en 1897 et mort en 1962 dans le Mississippi.
Il a été scénariste. Il a écrit des poèmes, des nouvelles et des romans, le plus souvent situés dans le Mississippi. Il est un des grands écrivains "du sud"
Il a reçu le Prix Nobel de littérature en 1949.

Monnaie de singe - William Faulkner

Une longue marche à la mort
Note :

   Dans ce premier roman, Faulkner met en scène le drame des jeunes Américains enrôlés pour aller combattre l’Allemagne pendant la guerre de 1914-1918.
   
   En cela, il se conformait aux autres romanciers de sa génération, comme Hemingway, qui popularisa l’expression de "génération perdue".
   
   Son personnage central, le jeune lieutenant Donald Mahon, fils d’un pasteur, a été mobilisé dans l’aviation et il fut grièvement blessé. Il porte la marque de sa blessure sur son visage et devient progressivement aveugle.
   
   De retour aux Etats-Unis, quasiment paralysé, incapable de se rétablir, il est condamné à une mort lente. Cette réalité atroce n’empêche pas trois femmes de son entourage de chercher à l’épouser, qu’il s’agisse de Mrs. Powers, veuve de guerre, ou de sa fiancée Cecily Saunders, fidèle à sa promesse, auxquelles il convient d’ajouter la servante Emmy, avec laquelle il avait eu une liaison avant la guerre.
   
   Cette forme de chasse au mari mourant a un côté sordide que Faulkner détaille sans concession. Donald est aussi entouré de quelques amis, dont Joe Gilligan, qui lui lit "La Chute de l’Empire romain", et cherche à s’attirer les faveurs de Mrs. Powers.
   
   Ainsi, tout le roman prend la forme d’une longue marche à la mort, néanmoins précédée d’un mariage emblématique, peu avant la fin de vie de Donald Mahon.
   
   Seul le père de Donald, le pasteur Mahon, semble demeurer apathique face à la figure de son fils emporté par ses blessures.
   
   Il s’agît, malgré le caractère implacable du roman, d’un très beau texte sur le sort épouvantable des soldats enrôlés dans les grands conflits mondiaux.

critique par Jean Prévost




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