Lecture / Ecriture
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L’acacia de Claude Simon

Claude Simon
  Le Vent, Tentative de restitution d’un retable baroque
  Le Palace
  La bataille de Pharsale
  La route des Flandres
  Le Tramway
  L’Invitation
  Les Géorgiques
  L’acacia

Claude Simon est un écrivain français qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 1985. Il est né en 1913 à Tananarive (Madagascar) et est mort en 2005 à Paris.

L’acacia - Claude Simon

Guerre-s
Note :

   Dans "l’acacia", Claude Simon mêle l’histoire familiale de la mère et des deux sœurs qui portent le deuil, et l’histoire guerrière des deux conflits mondiaux qui ont ensanglanté le XXème siècle.
   
   Le deuil et la recherche des origines côtoient donc la douleur de la guerre, de ses morts, de son non-sens, tels qu’ils furent déjà décrits dans de précédents romans.
   
   Pour la première fois dans l’œuvre de Claude Simon, la douleur des femmes, - des parentes -, me semble mise en exergue avec une telle insistance. L’homme qui exprima de façon répétitive ces grandes tragédies familiales ne put qu’affirmer, avec toute la puissance dont il disposait, l’absurdité de ces conflits majeurs qui ont continué à obséder les humains pendant plusieurs décennies, comme l’homme âgé, au soir de sa vie, tenait à rendre compte du drame de son existence, en rédigeant l’histoire insensée des deux guerres mondiales du siècle, face à l’acacia planté dans le jardin de la propriété familiale.
   
   
   Présentation de l'éditeur
   
   "En refermant l'Acacia, le lecteur a la sensation d'avoir personnellement chevauché dans les clairières de l'Est en 1940, les yeux brûlés d'insomnie; d'avoir reçu une balle en 1914 au coin d'un bois, tel un parfait poilu de l'Illustration ; mais aussi d'avoir servi aux Colonies avant 14; d'avoir hanté les villes d'eaux de la Belle Epoque ; d'avoir ouvert un télégramme avec des sanglots de veuve dans la gorge ; d'avoir visionné des bribes d' "Actualités" d'avant l'autre guerre, sépia, tressautantes et muettes ; d'avoir remué ces réminiscences dans un claque miteux ; d'avoir senti monter la folie des deux dernières guerres du fond des trains à bestiaux de toute l'Europe ; et de chercher à couler tout cela dans le présent immédiat de l'écriture, devant une branche d'acacia vert cru."

critique par Jean Prévost




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