Lecture / Ecriture
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C'est ainsi que la vie s'est arrêtée de Corinne Wargnier

Corinne Wargnier
  C'est ainsi que la vie s'est arrêtée

C'est ainsi que la vie s'est arrêtée - Corinne Wargnier

Dernière station (balnéaire) avant la fin
Note :

    Livre voyageur aimablement lancé par Claudialucia, "C'est ainsi que la vie s'est arrêtée", de Corinne Wargnier, traque quelque part une littérature de la dérive, Aticamparo, Nullepartlande, une auberge un peu comme au bout du monde étant le point de rencontre de quelques personnages essoufflés, un couple, un acteur vieillissant, une jeune femme seule et pour le moins chagrine, un autre couple plus âgé, les Wright qui sont nettement "wrong". Première partie, sur place, ils font plus ou moins connaissance, ce n'est pas leur priorité. D'ailleurs quelle est leur priorité? Une poignée de désorientés, en proie aux tourments, rupture, deuil, âge venant, se retrouvent dans cette modeste pension dont l'hôtesse est Tessa dont le fils d'une vingtaine d'années, Gab, au comportement bizarre, fait office entre autres de chauffeur du minibus. Car une excursion est prévue.
   
    Deuxième partie, tout ce petit monde grimpe dans le bus pour le bord de mer. Car on n'en est pas loin, ce qui nous avait un peu échappé. Personnellement j'aurais même situé Aticamparo plutôt montagneuse. On se prend à penser que l'air marin nous fera du bien ainsi qu'aux presque naufragés de cette histoire. Il n'en sera rien. "C'est ainsi que la vie s'est arrêtée" ne fait pas de cadeau. Nulle vraie rédemption, à quel titre d'ailleurs? Le couple plus âgé gagnera-t-il un soulagement à son drame? Et les drames des autres, est-ce que le soleil les lissera pour permettre à chacun de continuer sa route? On aimerait éviter la violence. Y parviendra-t-on?
   
    Le roman n'est à aucun moment fascinant. Mais il s'applique à nous immiscer malgré nous dans les crises existentielles de ces personnages pour lesquels on n'éprouve aucune sympathie particulière.
   
   Malgré le mal que j'ai eu à en faire hommes et femmes de chair, leur pusillanimité m'a semblé faire ressortir quelque chose de ma propre médiocrité. Assez désagréable, donc plutôt réussi comme roman. Le livre est parti et continue son tour de France...

critique par Eeguab




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