Lecture / Ecriture
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L’arc-en-ciel de verre (Dave Robicheaux -18) de James Lee Burke

James Lee Burke
  Purple cane Road (Dave Robicheaux - 11)
  Le bagnard et autres nouvelles
  Dans la brume électrique avec les morts confédérés (Dave Robicheaux - 6)
  Le brasier de l'ange (Dave Robicheaux - 8)
  Dixie city (Dave Robicheaux - 7)
  Prisonniers du ciel (Dave Robicheaux - 2)
  Une tache sur l´éternité (Dave Robicheaux - 5)
  La rose du Cimarron
  Le boogie des rêves perdus
  Une saison pour la peur (Dave Robicheaux - 4)
  Sunset limited (Dave Robicheaux - 10)
  La pluie de néon (Dave Robicheaux - 1)
  Cadillac juke-box (Dave Robicheaux - 9)
  Bitterroot
  Heartwood
  L'Emblème du croisé (Dave Robicheaux - 14)
  Dernier tramway pour les Champs Elysées (Dave Robicheaux - 13)
  Vers une aube radieuse
  Jolie Blon’s Bounce (Dave Robicheaux - 12)
  La descente de Pégase (Dave Robicheaux - 15)
  Jésus prend la mer
  Black cherry Blues (Dave Robicheaux - 3)
  La moitié du paradis
  Déposer glaive et bouclier
  Dieux de la pluie
  Creole Belle (Dave Robicheaux - 19)
  L’arc-en-ciel de verre (Dave Robicheaux -18)
  Swan Peak (Dave Robicheaux - 17)
  La nuit la plus longue (Dave Robicheaux - 16)

James Lee Burke est un écrivain américain de romans policiers, né à Houston (Texas) en 1936.
Il vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana).
Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l’université du Missouri.
Après avoir habité longtemps en Louisiane, il réside actuellement à Missoula (Montana)

L’arc-en-ciel de verre (Dave Robicheaux -18) - James Lee Burke

Dave Opus 18
Note :

   "Le samedi matin, j’ai pris la voiture et j’ai roulé jusqu’à la communauté rurale, au sud de Jennings, où Bernadette Latiolais avait vécu avec sa grand-mère. Il pleuvait fort depuis deux heures. Les fossés de toute la région débordaient d’eau et de débris flottants, les champs étaient détrempés, le ciel gris d’un bout à l’autre de l’horizon. Rares étaient les boîtes aux lettres portant un nom un numéro, et je ne trouvais pas la maison de la grand-mère. A un croisement, je suis entré dans un magasin revêtu de planches à clin, avec une table de billard au fond et un bar en drive-in sur une façade. Par la fenêtre arrière, j’apercevais la pluie tourbillonnant en maelström à travers un champ de riz transformé en élevage d’écrevisses. J’apercevais un pavillon cajun abandonné, ses fenêtres obstruées de planches, sa galerie affaissée, des balles de foin entassées dans l’entrée dépourvue de portes. J’apercevais un tracteur rouillé qui sembla ressusciter dans un miroitement quand un éclair fracassa le ciel...
   …/…
   Il y a dans le Deep South des moments où l’on se demande si l’on ne vient pas de se réveiller, au soleil levant, un jour du printemps 1862. Et, à cet instant, peut-être, on réalise avec un pincement de culpabilité qu’on ne trouverait pas un évènement pareil entièrement malvenu."
   

   Très visuelle, toujours, l’écriture de James Lee Burke. En bon sudiste, profondément imprégné de sa terre ancestrale. Une terre qui marque indéniablement ses fils écrivains au... stylo rouge. Comme un William Faulkner, un Ernest Gaines... Il y a une spécificité sudiste.
   
   Or notre ami James Lee Burke l’est, sudiste. Et plus précisément Louisianais, New Iberia, pas si loin de La Nouvelle-Orléans. Et par voie de conséquence Dave Robicheaux l’est également puisqu’il est enquêteur – vraiment proche de la retraite maintenant – dans la paroisse d’Iberia.
   
   On retrouve dans "l’arc-en-ciel de verre" tous les ingrédients habituels des polars de James Lee Burke ; la violence latente du sud des Etats-Unis, les séquelles de la société américaine et ses laissés-pour-compte, du "crime organisé" ou du moins de beaux restes... J’ai l’impression que James Lee Burke va vers toujours un peu plus de violence en enchainant les épisodes (il en est à 18 avec celui-ci !). Réalité ou évolution naturelle de l’écrivain qui vieillit ou qui a besoin d’une espèce de surenchère ?
   
   J’ai trouvé cet épisode plus brouillon dans l’ensemble, et allant vraiment vers le point de rupture, tout près, toujours plus près... Annoncerait-il un point de rupture prochain ?
   
   Il est amusant de constater que James Lee Burke met en scène sa propre fille, Alafair Burke, sous les traits, depuis le début, d’une fille adoptive de Dave Robicheaux. Et l’Alafair... Robicheaux, écrit des policiers après des études de Droit, des romans policiers comme... la réelle Alafair Burke ! Et elle passe de sacrés mauvais quarts d’heure dans cet épisode, l’Alafair ! Je ne sais pas si James Lee Burke a des comptes à régler avec sa fille ?!!!
   
   
   Série Dave Robicheaux
   
   1. La Pluie de néon, The Neon Rain (1987)
   2. Prisonniers du ciel, Heaven's Prisoners (1988)
   3. Black Cherry Blues, Black Cherry Blues (1989)
   4. Une saison pour la peur, A Morning for Flamingos (1990)
   5. Une tâche sur l'éternité, A Stained White Radiance (1992)
   6. Dans la brume électrique avec les morts confédérés, In the Electric Mist with Confederate Dead (1993)
   7. Dixie City Jam (1994)
   8. Le Brasier de l'ange, Burning Angel (1995)
   9. Cadillac Jukebox (1996)
   10. Sunset Limited (1998)
   11. Purple Cane Road (2000)
   12. Jolie Blon's Bounce (2002)
   13. Dernier tramway pour les Champs-Élysées, Last Car to Elysian Fields (2003)
   14. L'Emblème du croisé, Crusader's Cross (2005)
   15. La descente de Pégase, Pegasus Descending (2006)
   16. La nuit la plus longue, The Tin Roof Blowdown (2007)
   17. Swan Peak (2008)
   18. L’arc-en-ciel de verre - The Glass Rainbow (2010)

   19. Creole Belle, Creole Belle (2012)
   20. Lumière du monde, Light of the World (2013)

critique par Tistou




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