Lecture / Ecriture
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Solomon Kane de Robert E. Howard

Robert E. Howard
  Solomon Kane

Solomon Kane - Robert E. Howard

Faisons simple : à ma gauche, le bien; à ma droite, le mal
Note :

   Plongez dans l'univers de l'Héroïc-Fantasy et oubliez le quotidien. Cela vous fera du bien !
   Robert E. HOWARD : Solomon Kane.
   
   Robert E. Howard, c'est avant tout Conan dit le Barbare, interprété au cinéma par Monsieur Muscle, alias M. Propre, c'est à dire Arnold Schwarzenegger, Terminator en personne.
   
   
   Mais Conan, c'est l'arbre qui cache la forêt. C'est oublier un peu rapidement toute la production littéraire de ce grand écrivain d'Héroïc-Fantasy qui a influencé bon nombre d'auteurs depuis 1930.
   
   Parmi les personnages créés par Howard, Solomon Kane est peut-être le plus maléfique mais également le plus pur.
   
   L'Héroïc-Fantasy reflète le perpétuel combat entre le Bien et le Mal, dans une ambiance fantastique et surnaturelle.
   
   Solomon Kane se sent investi d'une mission quasi mystique ou divine.
   
   "Il ne cherchait jamais à analyser ses motivations et n'hésitait à aucun moment, un fois que sa décision était prise. Il agissait toujours sur une impulsion; pourtant il était convaincu que toutes ses actions étaient gouvernées par des raisonnements froids et logiques... Son âme jamais en repos, le poussait toujours plus loin. Un besoin irrépressible de réparer les injustices, de protéger les faibles, de punir les crimes et de défendre le droit et la justice...."Traduction François Truchaud.

   
   Kane parcourt le monde, de l'Angleterre en Afrique, en passant par la Forêt Noire. Toujours habillé d'une grande cape, d'un immense chapeau noir, la rapière au côté, ce Puritain évolue en plein seizième siècle et souvent est guidé par le sauvetage d'une jeune femme, d'une jeune fille, en péril.
   
   Au fil des nouvelles qui composent ce recueil, Kane prend de l'ampleur, mais en même temps, l'aura de fantastique et surtout de surnaturel qui planent dans ces histoires s'estompent. La fantasmagorie maléfique laisse place à l'aventure pure, puisée aux sources des grands mythes.
   
   C'est ainsi que Robert Howard développe une version personnalisée de l'Atlantide et de son prolongement, et qu'il nous fait côtoyer la piraterie sans vraiment mettre la mer à contribution.
   
   Cependant la sensation d'étouffement qui étreint le lecteur se propage à travers tous les récits dont l'action décisive a pour cadre la nuit.
   
   On ne peut s'empêcher d'évoquer Jean Ray, mais Howard possède son propre style et ses fantasmes. Possédait devrais-je écrire, car il s'est suicidé en 1936 à l'âge de trente ans, en apprenant la mort prochaine de sa mère, laissant bon nombre d'inédits et une création littéraire époustouflante.
   
   Serge Brussolo et Michel Honaker, avec son personnage du Commandeur, sont en France les dignes successeurs de Robert E. Howard.
   
    Sommaire :
   -Des crânes dans les étoiles (Skulls in the Stars), pages 15 à 28.
   -La Main droite du destin (The Right Hand of Doom), pages 29 à 34.
   -Ombres rouges (Red Shadows), pages 35 à 69.
   -Bruit d'ossements (Rattle of Bones), pages 71 à 79.
   -Le Château du diable (The Castle of the Devil), pages 81 à 99. Texte inachevé complété par Ramsay Campbell.
   -La Lune des crânes (The Moon of Skulls), pages 101 à 162.
   -La Tache sombre (The One Black Stain), pages 163 à 176, Poésie. Version originale et version française.
   -Les Épées de la fraternité (Blades of the Brotherhood), pages 177 à 205.
   
   Cette édition comporte également les nouvelles qui composent Le Retour de Solomon Kane ainsi que des premières versions et des versions dites de travail.

critique par Oncle Paul




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