Lecture / Ecriture
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Le potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos

David Foenkinos
  Le potentiel érotique de ma femme
  En cas de bonheur
  Entre les oreilles
  La délicatesse
  Qui se souvient de David Foenkinos?
  Les cœurs autonomes
  Je vais mieux
  Lennon
  Charlotte
  La tête de l'emploi
  Le mystère Henri Pick
  Vers la beauté
  Deux sœurs

David Foenkinos est un romancier français né en 1974.

Le potentiel érotique de ma femme - David Foenkinos

Histoire de mollets.
Note :

   Le style et la manière de mener absurdement la progression de «l'histoire» m'ont fait penser au « déjantage » d'un Grégoire Bouillier ou d'un Régis Jauffret. Dès le départ, on comprend qu'on est à la frontière de l'onirique. De l'onirique camouflé en «vraie vie» :
   «Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l'acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec les voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu'il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci.»
   
   Ca se lit comme du petit lait. Depuis la tentative de guérison de la « collectionnite » aigue d'Hector, comme un vulgaire alcoolique s'y prendrait, à l'évolution de son cas, passant par la découverte de la femme, une certaine rechute puis la rédemption ?
   
   L'érotisme peut se nicher dans les actes les plus insensés. C'est aussi le message de D. Foenkinos. Et c'est quelque part pour beaucoup d'entre nous aussi un peu réconfortant.
   Rationalistes s'abstenir. Il faut accepter les courants d'air. Chauds. Les ascensionnels !
   ↓

critique par Tistou




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Absurde, ironique et… tendre aussi
Note :

   Je suis admirative de cette force d’écriture qui sous couvert de l’absurde et de l’ironie est capable de décrire aussi précisément cette névrose qu’est la collectionnite. Une affection liée au sentiment d’abandon, à l‘angoisse du vide et qui parvient à trouver son salut dans une identité matérielle établit par l’accumulation.
   
   Ainsi, tout peut être sujet à collection, chacun peut trouver sa “nourriture fantasmatique”. Si bel et si bien que le lecteur finit aussi par se regarder d’un peu plus près afin de discerner ses éventuels penchants à une quelconque accumultaion (tiens, et si elle commençait avec les lectures !).
   
   “Le malaise paradoxal du collectionneur est qu’il trouve dans son vice sa plus grande source de réjouissance.”
   Que de trouvailles dans ce livre allant de la simple cocasserie à la franche hilarité !!! Beaucoup de sensibilités et de sentiments aussi à l’égard de l’être aimée.
   
   La,première partie du récit rappelle un peu une voix off que j’associerais bien à celle du film “Amélie Poulain”. Elle décrit des personnages socialement en marge et des situations pour le moins décalées, avec beaucoup de tendresse cependant.
   Un livre aux frontières de l’absurde, tellement plaisant et réjouissant. Un auteur que je découvre avec bonheur.
   ↓

critique par Véro




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Pique apéritif et raquette de tennis
Note :

   Hector est atteint de collectionnite aigue, une pathologie qui tout en lui pourrissant joyeusement la vie, la lui rend aussi plus agréable ! Des timbres aux étiquettes à fromage en passant par les badges et les piques apéritifs, son existence est une longue suite d’accumulations d’objets. Jusqu'au drame qui le pousse à se soigner… Jusqu’à la femme qui le convainc qu’il est guérit. Sauf que la collectionnite ne s’avoue pas vaincue. Voilà notre Hector qui commence à collectionner sa femme.
   
   Le moins qu’on puisse dire c’est que David Foenkinos a le sens de l’humour et de la formule. De petites phrases en références, il les laisse transparaître pour le plus grand bonheur du lecteur avec une verve sans faille. Sauf que ce qui m’a fait rire pendant le premier tiers du livre m’a simplement fait sourire pendant le deuxième tiers avant de me lasser sur la fin. C’est un peu trop pour moi ! David Foenkinos accentue les traits les plus ridicules ou pitoyables de ses (anti)héros pour nous livrer un tableau assez décapant des travers et des ridicules humains mais la caricature est parfois trop poussée et les situations trop absurdes pour que je me sois sentie prise dans la narration. J’ai trouvé le tout un peu longuet et la chute sans grand intérêt.
   
   J’ai cependant apprécié ces personnages farfelus et profondément humains dans leurs travers, leurs hésitations, leurs faiblesses et leur manière d’aimer. Et les petites leçons de philosophie qui mine de rien, se baladent dans les pages.

critique par Chiffonnette




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