Lecture / Ecriture
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Merci, Jeeves de Pelham Grenville Wodehouse

Pelham Grenville Wodehouse
  Bienvenue à Blandings
  Merci, Jeeves
  Bonjour, Jeeves
  Toujours prêt, Jeeves?
  Le doyen du club-house
  Au secours, Jeeves!
  Sally entre en scène
  Jeeves dans la coulisse
  Pas de pitié pour les neveux

Sir Pelham Grenville Wodehouse est un humoriste et romancier anglais né en 1881 et décédé en 1975.

Merci, Jeeves - Pelham Grenville Wodehouse

Thérapie contre la déprime.
Note :

   Revoilà donc le fidèle Jeeves, butler du très distingué et loufoque gentleman, Bertram Wooster. Bertie apprend le banjo, ce que ne supportent plus ses voisins londoniens ainsi que Jeeves. L'épisode commence donc par une séparation de Jeeves et de son maître et de celui-ci avec Londres. Tout ce petit monde se retrouve à la campagne pour des aventures rocambolesques car Jeeves est entré au service de Chuffy, propriétaire d'un château à vendre et de cottages qu'habite justement Bertie, avec un autre valet, Brinkley.
   
   Ce qu'on aime retrouver chez Wodehouse , c'est cet inaltérable humour anglais, ce style si particulier du majordome qui sort toujours tout le monde de situations des plus délirantes ainsi que ce détachement tragi-comique sur la société anglaise, agrémenté ici d'une critique du système américain, incarné par Stoker et sa fille, la belle Pauline, que Bertie faillit épouser lors du précédent épisode.
   
   Tout converge vers les amours de l'ami d'enfance de Bertie, Chuffy avec la jolie américaine. Bertie est voué au célibat et voit d'un bon oeil cette union. Mais ce n'est pas si simple car Stoker veut racheter le château de Chuffy, ruiné, et celui-ci se fait passer pour un coureur de dot, vu l'héritage important qu'attend Stoker.
   
   On assiste à un vrai comique de situation où lequel Bertie va jusqu'à se grimer en "nègre" (sic) avec du cirage qui ne part qu'avec du beurre, où son nouveau valet est un fou qui poursuit les gens à coup de hachoir, où les nuits sont bien agitées, d'autant que rôdent les gendarmes auxquels il n'est pas facile d'expliquer chaque fait et geste.
   
   Jeeves semble le pendant comique d'un autre butler plus récent de la littérature anglaise, le Stevens de Ishiguro dans les vestiges du jour . Tout se rejoint : la présence de l'américain acheteur de châteaux et l'époque, bien sûr, les années 30.
   Replonger dans Jeeves quand on n'a pas le moral est une excellente thérapie...

critique par Mouton Noir




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