Lecture / Ecriture
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Un jeune homme superflu de Romain Monnery

Romain Monnery
  Un jeune homme superflu

Un jeune homme superflu - Romain Monnery

Loser sympathique
Note :

    Tout d'abord, signaler que la couverture est en adéquation parfaite avec le contenu! (Olivier Fontvieille, c'est marqué)
   
    Ce jeune homme, pas si jeune que ça, finalement, est en colocation avec Le Mérou et La fille Cool, vivotant de stage (pas ou mal rémunéré) en stage. Télé, foot ou rugby sur canapé, pizza et bières. Il finit par décrocher le boulot dont beaucoup rêvent, être payé à ne pas faire grand chose.
   
    Dit comme ça, l'histoire de ce type effacé, peu causant, fuyant les filles, heureux sous sa couette, n'est guère attirante. Mais l'humour (parfois désespéré) et le choix de courts chapitres aux titres fignolés ("Un poisson nommé d'avril", ça fait mon bonheur), le ton finalement juste (pour ce que j'en sais, car je ne connais pas de spécimen du genre grand gamin glandeur), un brin d'émotion parfois, forment un ensemble qu'on ne lâche pas. Ce loser sympathique parfois lunaire que l'on aimerait secouer (mais pas trop fort) et sa bande de potes ont su me plaire (et ce n'était pas gagné d'avance!).
   
   
   Présentation de l'éditeur
   
   « Dans une forme de journal intime composé de séquences, de micro fictions comme on en tient sur un blog, Romain Monnery donne les instantanés de la vie d'un jeune homme d'aujourd'hui dont l'existence s'efface peu à peu dans l'inanité de son destin et de son époque. Mémoires d'un jeune homme superflu est le carnet de route drôle, détaché et mélancolique d'une disparition au monde, un monde où la profusion des objets et des signes souligne l'absence de rêves et de raisons d'être, le vide existentiel et la solitude des êtres. A la fois réaliste et poétique, ironique et grave, profond et léger, Romain Monnery, cousin de Tao Lin et petit frère de DFW, confirme la place singulière qu'il occupe dans le roman français. »
 

critique par Keisha




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