Lecture / Ecriture
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L’instant présent de Guillaume Musso

Guillaume Musso
  Et après ?
  Parce que je t’aime
  Seras-tu là ?
  Sauve-moi Musso
  L’instant présent
  La fille de Brooklyn

L’instant présent - Guillaume Musso

Musso addict
Note :

   Les bouquins de Guillaume Musso ont ceci en commun avec certaines de nos addictions les plus sévères : on ne peut pas s’empêcher de plonger dedans. Pourtant on sait pertinemment que ces frites dorées et croustillantes ne sont pas bonnes pour nous, qu’on ne devrait pas autant utiliser notre voiture, que cette mousse au chocolat irrésistible va nous demander des heures de jogging pour en éliminer les effets sur notre silhouette et, qu’enfin, promis, on va arrêter ces jeux débiles sur la toile et lorgner d’un œil avide cette presse à scandale.
   
   "L’Instant Présent" ne déroge pas à la règle : on est happé d’emblée par le talent (ou simplement le savoir faire) de l’auteur, devenu le spécialiste des histoires à jouer avec le temps. A croire que la trilogie Retour Vers le Futur l’a traumatisé à vie.
   
   Cette fois, le héros va vivre une année en un seul jour. Déjà que je trouve que le temps passe trop vite, je serais bien malheureux…
   
   Musso est vraiment très fort. On ne peut s’empêcher de tourner page après page. On n’est jamais rassasié comme ces toxicos de tout poil (héroïne, tabac, gros rouge qui tache, télévision, sexe, crème glacée Magnum) : il nous faut notre dose de Musso. Chapitre après chapitre, on se laisse gentiment avoir encore une fois.
   
   Dans ce genre littéraire, il arrive forcément un moment où l’intérêt retombe. Le syndrome de la page 99. L’éjaculateur littéraire précoce. Un tel rythme d’enfer ne peut tenir bien longtemps. Pourtant dans l’Instant Présent, le suspens est total et jamais il ne se relâche.
   
   Mais voilà, une telle surenchère demande une fin inoubliable. Et là, ça coince. Musso s’en tire par une pirouette qu’on aurait aimé plus originale. Pour rester dans le domaine culinaire, disons que ce roman se déguste comme une somptueuse forêt noire… à laquelle il ne manquerait que les cerises confites.
   C’est-à-dire l’essentiel.

critique par Walter Hartright




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