Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

L'Assassin qui rêvait d'une place au paradis de Jonas Jonasson

Jonas Jonasson
  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
  L'Assassin qui rêvait d'une place au paradis
  L’analphabète qui savait compter

Jonas Jonasson est un journaliste et écrivain suédois né en in 1961.

L'Assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

Pépère en rose sur la couv'
Note :

    Jonas Jonasson a un truc, lui ou ses éditeurs. Une recette pour ses titres, c'est pas un truc que j'apprécie beaucoup. On fait dans l'accroche un peu racoleuse à base d'oxymore, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, L'analphabète qui savait compter, et ici L'assassin qui rêvait d'une place au paradis. Ca me rappelle les titres d'un autre Nordique, Paasilinna, plus poétiques mais tout aussi fabriqués. Lisez d'un trait les titres du Finlandais. Surréaliste et truqué mais sympa quand même. Bon c'est des combines d'édition, quand un premier livre a bien marché. Pas grave tout ça. Plutôt rigolade. Pas négligeable un peu de rigolade septentrionale. Un peu mineure la rigolade.
   
   Je vous présente Dédé le Meurtrier, sympathique assassin, enfin libre après trente ans, et ses deux maîtres à penser, un réceptionniste jeune et fauché qui répond au nom incroyablement rare en Suède de Per Persson, et Johanna, une pasteuse défroquée. Enfin c'est pas écrit ainsi mais, surtout en Suède si égalitaire que c'en est triste parfois, un pasteur femme qui a quitté les ordres, vous appelez ça comment, vous? Tous les trois ont monté une agence de châtiments corporels. Besoin d'un homme de main? Dédé accourt, Per et Johanna gèrent le business.
   
    Ceci n'est que la première des trois entreprises audacieuses, chaotiques et rocambolesques du trio majeur à seule fin de faire fortune. Cette farce scandinave nous met de bonne humeur par quelques expressions marrantes à propos de Dédé promu gourou d'une nouvelle église prompte au vin de messe et aux mains basses sur la quête. Les quelques morts violentes sont très rigolotes, un peu du Georges Lautner sur Baltique. Probablement un jour au cinéma, Le vieux qui ne voulait pas... l'a bien été, adapté. De là à dire que certaines scènes deviendront cultes comme la cuisine des tontons, je ne parierais pas là-dessus plus de trois couronnes suédoises.
   ↓

critique par Eeguab




* * *



Le roman qui se lit comme on déguste une crème glacée
Note :

   Au pays d’Ikea et de Volvo, Jonas Jonasson s’est taillé en une paire de romans une belle réputation de doux-dingue. Il y a dans l’écriture scandinave ce je ne sais quoi qui oscille entre l’humour (très) noir et une naïveté que seuls possèdent les moins de huit ans.
   
   J’avais déjà croisé la route d’un vieux papy refusant l’âge de ses artères en partant dans un périple surréaliste puis les rocambolesques aventures d’une championne de calcul aux prises avec une bombe atomique.
   
   Avec Dédé le Meurtrier, Jonasson se calme un peu (manque d’inspiration? pénurie d’excitants? Effet du syndrome pantouflard qui guette les écrivains à succès?). Ainsi les péripéties d’un trio composé d’un réceptionniste d’hôtel de passe et d’un pasteur femme défroqué et du fameux Dédé ne dépassent pas les frontières Suédoises.
   
   Bien sûr, ça castagne à tout va et on prend quelques libertés avec la morale. En fait, de morale, il y a. Simplement, elle ne coïncide pas forcément avec les standards en vigueur.
   
   Dans le monde de Jonas, chaque problème trouve sa solution et si celle-ci ne rentre pas dans les normes de la loi, qu’importe. Un bon coup de batte de base-ball, une petite explosion, un incendie ou l’emploi d’armes à feu viennent aisément à bout des petites vicissitudes quotidiennes. Bref, on ne s’ennuie jamais entre les lignes de Jonasson et, une fois encore, on en ressort avec une pêche d’enfer!

critique par Walter Hartright




* * *