Lecture / Ecriture
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Cette vie mensongère de Giuseppe Montesano

Giuseppe Montesano
  Cette vie mensongère

Cette vie mensongère - Giuseppe Montesano

Pas aimé
Note :

   Non, vraiment, je n’ai pas du tout été sensible au possible charme de ce récit exagéré et grand-guignolesque auquel pas un seul personnage n’a su m’attacher, même un peu.
   
   Quelques mots de l’histoire :
   Roberto est Napolitain, jeune, très pauvre et paresseux. Sa famille lassée de l’entretenir le fait embaucher par l’écrivain décadent Cardano. Le dit écrivain n’a pas été visité par la moindre inspiration depuis fort longtemps et confie donc son existence à son épouse pour le côté matériel, et à différentes drogues et à la boulimie pour le mental. C’est que l’épouse est riche, elle appartient à la grandiose famille Negromonte, rackets en tous genres, renommée, violence, fortune et pouvoir.
   Roberto se retrouve donc également à leur service. Les Negromonte, emportés par leurs appétits insatiables, se lancent dans un grandiose projet de représentation rémunérée de la vie napolitaine remplaçant la vraie vie sur toute la ville dont ils se sont rendus maîtres : un monde spectaculaire marchand. Une référence en passant à Guy Debord ne fait jamais de mal, en comptant que, si le lecteur comprend, il trouvera que c’est profond, et que s’il ne comprend pas, il ne sera pas surpris.
   
   J’ai lu jusqu’au bout, dans l’espoir de plus en plus faible d’un soubresaut ou d’une heureuse surprise, mais finalement, je crois bien que je n’ai rien aimé dans ce livre, ni les personnages, ni l’histoire, ni la façon de la raconter.
   
   Avalanche de personnages outranciers, on cherche un fil conducteur sans le trouver, une ambiance sans l’apprécier particulièrement.
   Je n’ai pas trouvé tout cela spécialement bien vu ou fin. Je n’ai pas éprouvé une grande estime pour la peinture psychologique des personnages ni les ressorts (surprenants ?) du récit. Je n’ai pas admiré le style, je n’ai pas été vraiment frappée par la fin.
   J’ai au contraire trouvé tout cela gros, épais, lourd. Même en admettant que ce soit un récit farce, métaphorique et volontairement outré. Même les exagérations, en les acceptant toutes comme telles, ne m’ont pas parues bienvenues. Tabler sur l’invraisemblance pour dénoncer un problème réel, était-ce vraiment une bonne idée ? L’excès nuit.
   
   Bref, non. Pas aimé. Tant pis.

critique par Sibylline




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