Lecture / Ecriture
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Un homme sans patrie de Kurt Vonnegut

Kurt Vonnegut
  Abattoir 5
  Elle est pas belle, la vie ?
  Le pianiste déchaîné
  Les sirènes de Titan
  Nuit noire - Nuit mère
  Le Berceau du chat
  Dieu vous bénisse, monsieur Rosewater ou R comme Rosewater
  Le Breakfast du champion ou le petit déjeuner des champions
  Gibier de potence
  Galapagos
  Barbe-Bleue
  Abracadabra
  Le petit oiseau va sortir
  Un homme sans patrie
  Pauvre Surhomme

AUTEUR DES MOIS DE JUIN & JUILLET 2016

Kurt Vonnegut est un écrivain américain, né en 1922 dans l'Indiana et décédé en 2007 à New York.

Issu de la troisième génération d'immigrés allemands, il fait ses études à Indianapolis

Engagé dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à l'offensive des Ardennes et est fait prisonnier de guerre à Dresde. Lorsque les ville est totalement rasée par les bombardements alliés, il a la chance survivre indemne physiquement. Ce drame le marquera à vie et inspirera "Abattoir 5"

Après la guerre, Vonnegut reprend ses études à Chicago et collabore à des journaux. Il trouve un emploi à General Electric, commence à écrire et rencontre le succès

Il se marie et a trois enfants auxquels s'ajoutent ses trois jeunes neveux dont les parents sont mort prématurément.

Se heurtant aux murs des étiquettes, on peut regretter que certains ne voient en lui qu'un auteur de Science Fiction, ce qui, en soit, n'a rien d’infamant, mais ne témoigne pas de la totalité de son œuvre.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Un homme sans patrie - Kurt Vonnegut

Règlement de comptes
Note :

   Titre original : A Man Without a Country
   
   Et puis j'ai aussi lu un premier Vonnegut. Un homme sans patrie. (Ça ne se présente pas comme un recueil d'articles mais comme un essai personnel, un livre d'humeur contre GW Bush et l'air du temps) :
   => 3 étoiles
   => Règlement de comptes
   
   "J'ai eu quatre-vingt-deux ans le 11 septembre 2004" annonce l'écrivain au milieu de cet ensemble de confessions, de souvenirs et de considérations morales et de traits visant George W Bush et sa politique. L'humour décalé et les plaisanteries douteuses peuvent ne pas faire recette !
   
   C'est surtout la charge contre le président qui mentit pour attaquer l'Irak qui peut encore aujourd'hui emporter l'adhésion du lecteur français. D'abord George W Bush s'est emparé du pouvoir fédéral "par un coup d'Etat à la Mickey Mouse". Puis il "s'est entouré de la crème des étudiants médiocres qui ne connaissent ni l'histoire ni la géographie" ainsi que de "psychopathes" avec comme résultats des guerres — "une espèce de show télévisé" — et l'effondrement de la réputation du pays, déjà mise à mal par l'expédition au Vietnam. Par opposition à W, le modèle du grand président serait Abraham Lincoln, non pas pour ce que vous croyez — l'abolition de l'esclavage — mais une diatribe contre son prédécesseur Polk qui attaqua le Mexique en 1848.
   
   "J'étais écrivain en 1968"
... Descendant d'immigrés allemands, Vonnegut nous rappelle ce que représenta "Abattoir 5" pour lui, le bombardement de Dresde auquel, prisonnier des nazis, il survécut par chance. Son écrivain préféré semble être Mark Twain entre autres raisons parce qu'il rédigeait à la machine à écrire et que lui, Vonnegut, peste contre les ordinateurs, les imprimantes et les mails, lui qui, il y peu de temps encore, allait poster ses tapuscrits pleins de fautes à l'intention d'une dactylo réparatrice. Mais il n'y a pas que l'informatique a avoir tout gâché.
   
   Le rêve américain s'est transformé en cauchemar par addiction non pas aux substances illicites mais à la consommation de pétrole, "une défonce irrésistible" qui ne va pas tarder à produire le chaos. "Oui, et nous approchons à présent des dernières doses... Toutes les lumières vont s'éteindre. Plus d'électricité." Le monde se remplira de "cadavres de machines"... Suit tout un chapitre pour évoquer les premières Saab générant au démarrage "un écran de fumée digne d'un destroyer pendant un combat naval". C'était au temps où Vonnegut était concessionnaire Saab dans le Massachusetts... "J'en suis venu à dire du mal des ingénieurs suédois et c'est comme ça que je me suis fait carotter le prix Nobel".
   
   Derniers conseils de Vonnegut : chassez le point-virgule, lisez des livres, et "lisez le journal tous les matins". Du moins celui qu'on imprime encore sur du papier...

critique par Mapero




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