Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Galapagos de Kurt Vonnegut

Kurt Vonnegut
  Abattoir 5
  Elle est pas belle, la vie ?
  Le pianiste déchaîné
  Les sirènes de Titan
  Nuit noire - Nuit mère
  Le Berceau du chat
  Dieu vous bénisse, monsieur Rosewater ou R comme Rosewater
  Le Breakfast du champion ou le petit déjeuner des champions
  Gibier de potence
  Galapagos
  Barbe-Bleue
  Abracadabra
  Le petit oiseau va sortir
  Un homme sans patrie
  Pauvre Surhomme

AUTEUR DES MOIS DE JUIN & JUILLET 2016

Kurt Vonnegut est un écrivain américain, né en 1922 dans l'Indiana et décédé en 2007 à New York.

Issu de la troisième génération d'immigrés allemands, il fait ses études à Indianapolis

Engagé dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à l'offensive des Ardennes et est fait prisonnier de guerre à Dresde. Lorsque les ville est totalement rasée par les bombardements alliés, il a la chance survivre indemne physiquement. Ce drame le marquera à vie et inspirera "Abattoir 5"

Après la guerre, Vonnegut reprend ses études à Chicago et collabore à des journaux. Il trouve un emploi à General Electric, commence à écrire et rencontre le succès

Il se marie et a trois enfants auxquels s'ajoutent ses trois jeunes neveux dont les parents sont mort prématurément.

Se heurtant aux murs des étiquettes, on peut regretter que certains ne voient en lui qu'un auteur de Science Fiction, ce qui, en soit, n'a rien d’infamant, mais ne témoigne pas de la totalité de son œuvre.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Galapagos - Kurt Vonnegut

Un Million d’années plus tard...
Note :

   Titre original : Galapagos, 1985
   
   Qu’est-ce qui n’est pas bizarre avec Kurt Vonnegut ? Je vous le demande... Le monsieur a l’art et la manière de se foutre du monde tout en mettant en perspectives de gros sujets bien lourds. Ça ne manque pas avec "Galapagos", bien sûr.
   De quoi est-il question ? Ni plus ni moins de l’extinction de l’humanité, en 1986.
   "C’était il y a un million d’années, "en l’an de grâce 1986". Un petit groupe de naufragés du paquebot Bahia de Darwin s’était réfugié sur l’île de Santa Rosalia, dans l’archipel des Galapagos. A peu près au même moment, un mystérieux virus décimait les habitants de la planète. Mais les rescapés du Bahia de Darwin, la "deuxième arche de Noé", étaient épargnés..."
   

   Mais pas que de ça. Oh non ! Kurt Vonnegut se moque littéralement de Darwin (enfin se moque-t-il ?) et fait part de ce qu’il considère comme le principal handicap des humains (avant qu’ils soient décimés donc), j’ai nommé : la taille de leur cerveau. Trop gros, trop important.
   
   Heureusement une nouvelle race va se développer sur l’île de Santa Rosalia, dans l’archipel des Galapagos. Au cerveau dieu merci de taille plus réduite. Et plus apte à nager pour survivre en attrapant les poissons, les mains vont devenir des espèces de nageoires... bref, Kurt Vonnegut nous fait une démonstration d’évolution de l’espèce, toute darwinienne.
   
   Mais l’essentiel du roman se déroule en 1986, en Equateur, d’où doit s’élancer le gratin des célébrités mondiales à bord du paquebot Bahia de Darwin pour sa croisière inaugurale ; "Nature : la Croisière du Siècle". Manque de chance, tout va mal en Equateur – et un peu partout d’ailleurs – tout vient à manquer pour la population locale, et notamment la nourriture, et c’est le moment que choisit le Pérou pour ouvrir des hostilités avec l’Equateur.
   Personne ou presque ne se présente à l’embarquement, hormis un curieux condensé de je n’ose pas dire humanité.
   
   L’histoire après est d’une improbabilité totalement assumée, comme souvent (toujours ?) avec Kurt Vonnegut, mais prétexte à philosophie ou réflexions sociétales, l’air de rien.
   
   C’est totalement bizarre. Ca peut en être irritant parfois. Mais au moins nous savons que nous sommes voués à l’extinction et que, peut-être, une poignée d’individus survivra quelque part et refondera une nouvelle race (espèce ?). C’est la vision de Kurt Vonnegut. Désabusée et sans beaucoup d’espoir.

critique par Tistou




* * *