Lecture / Ecriture
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L'homme qui brûlait d'être Dieu de Jean-Michel Riou

Jean-Michel Riou
  L'homme qui brûlait d'être Dieu
  Le Mille-pattes

L'homme qui brûlait d'être Dieu - Jean-Michel Riou

Aventures au Yémen au début du 19ème siècle
Note :

    A priori (j'ai des a priori, oui), ce roman entrait dans la catégorie 'pas pour moi, ça'. Déjà, le titre! Puis sur la couverture 'Qui percera le plus grand secret de tous les temps?'.
    Après 460 pages dévorées avec passion, j'avoue que je m'étais finalement trompée.
   
    Pour aller vite, disons que la myrrhe offerte par les rois mages il y a deux millénaires posséderait des propriétés de guérison encore plus fortes que celles de la myrrhe 'basique', bien connues depuis fort longtemps. Un reliquaire contenant les cadeaux des rois mages (or, encens et myrrhe) se trouve au Mont Athos et fut récemment exposé en Russie (avec un succès phénoménal).
   
    L'auteur imagine donc qu'une partie de cette myrrhe fut volée dans le monastère grec, parvint entre les mains d'un certain Malthus de Retz à la fin du 18ème siècle et servit à la belle guérison du marin Simon Le Floch, lequel , en contrepartie, devrait aider Malthus de Retz à ramener du Yémen (l'Arabie Heureuse) une belle quantité de cette mirifique myrrhe.
   
    Une fois que j'ai eu décidé de ne plus me préoccuper de la vraisemblance de cette histoire de myrrhe bi-millénaire (même s'il demeure exact que la myrrhe a des qualités), je me suis retrouvée très vite dans une fabuleuse aventure! Qui plus est, fort bien racontée! Et j'ai beaucoup beaucoup aimé.
   
   Un bon vrai roman d'aventures, donc! Avec navigations hasardeuses, pirates, naufrages, voyage en Egypte et au Yémen, le tout au début du 19ème siècle, entre périodes révolutionnaire et napoléonienne. Espionnage, attaques de bandits, etc.
   
    Plusieurs narrateurs se succèdent: Joseph Cordier, armateur nantais, honnête et pragmatique, Simon Le Floch, jeune capitaine rêvant d'amours et d'aventures, attaché aux notions d'honneur et de respect de la vie humaine, Esther Stanhope, jeune anglaise volontaire et décidée, rêvant d'orient et Malthus de Retz, pas du tout étouffé par les scrupules... L'écriture est fluide et agréable, je l'ai signalé, et cependant elle permet finement de différencier les quatre narrateurs.
   
    Un merveilleux voyage à travers la Méditerranée, puis en felouque, une plongée dans les quartiers, souks et ruelles du Caire, honnêtement, j'étais dans l'ambiance de cet orient qui fit et fait rêver... (cf "Boussole" de Mathias Enard...)

critique par Keisha




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