Lecture / Ecriture
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Le maître des illusions de Donna Tartt

Donna Tartt
  Le maître des illusions
  Le petit copain
  Le chardonneret

Donna Tartt est une écrivaine américaine née en 1963 dans le Mississippi.

Le maître des illusions - Donna Tartt

Thriller
Note :

   Difficile pour moi de qualifier ce roman de «policier» car s’il y a bien intrigue, il n’y a pas signe de police avant les dernières pages. Je le qualifierais de «thriller».
   
   Tout commence bien gentiment par la petite vie plate et routinière de Richard, qui en a assez de cette vie justement et qui profite de l’occasion de son entrée à l’université pour s’éloigner le plus possible de son environnement natal. Sans grands moyens financiers, mais avec un bagage intellectuel assez probant il se retrouve boursier dans une grande université californienne.
   
   Ses facultés intellectuelles lui ouvriront les portes d’un cercle très fermé d’étudiants issus de la grande bourgeoisie et d’un professeur reconnu mais mis à l’écart par ses collègues. Cette place tant espérée lui faire découvrir un monde fait de drogue, d’alcool et d’étranges pratiques. Richard va finir par être soupçonneux, persuadé qu’on lui cache des faits terribles et inavouables. Il va chercher à tous prix à savoir ce qu’on lui cache, quitte à en perdre son innocence. Il va se retrouver entraîné malgré lui dans un engrenage sans issue, aussi captivant qu’effrayant.
   
   Toute l’histoire est menée d’une façon très soutenue avec sans cesse de nouveaux rebondissements. Les personnages sont très troubles et très difficiles à cerner, on ne sait jamais à qui se fier. Ce roman est teinté de trahison, de suspense, d’inattendu, de retournements de situation, bref on ne peut pas s’ennuyer en le lisant même s’il fait plus de 700 pages.
   
    Encore un thriller très prenant, très captivant et très dérangeant, avec une intrigue vraiment très recherchée et bien construite, on n’y trouve aucune faille…
   
   Effarant de sournoiserie et palpitant, au sens propre du terme…
   ↓

critique par Mme Patch




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De l’encre distillée au scalpel :
Note :

   Anatomie de l’esprit, nécessité de l’impensable.
   
   Ma passion pour la littérature américaine contemporaine est particulièrement vivace en ces temps estivaux. Le soleil, le sable fin, les vagues qui écument les illusions, la corrosion des masques… L’été se prête aux lectures qu’automne ou hiver n’auraient pas permis de tenter, prudents qu’ils sont ; des pluies diluviennes d’octobre aux gelées de mars, seuls les érudits ont leur place sur mon chevet d’étudiant.
   
   Le mois d’août emportant avec lui toute mauvaise conscience – pourquoi un nouveau roman alors que ces colossaux traités de théorie du droit attendent depuis des siècles sous un amas de poussière ? – me voici lancé dans ce roman, déniché par le plus grand des hasards. Un titre accrocheur, une quatrième de couv’ pour une fois présentable.
   
   En aparté : quand la maison Folio se décidera-t-elle à comprendre que quelques lignes prises au hasard, aussi brillantes fussent-elles, placées derrière un livre inconnu n’attireront jamais de nouveaux lecteurs vers des pages qui leurs sont étrangères ?
   
   Trêve de digressions : Donna Tartt est une plume brillante. Voilà qui est dit, tout de go. Et cela pourrait me suffire à sauter sur le bouquin. Pas vous ? Bien, j’insiste alors.
   «Le maître des illusions» nous présente une bande d’étudiants un peu particulière du campus d’Hampden, dans le Vermont. Ils ont cela de particulier qu’ils sont sept disciples d’un unique professeur chargé de les conduire vers un diplôme de grec ancien. Sept étudiants, un professeur, un bureau. L’histoire est narrée par Richard, un brave Californien innocent, tout de blanc immaculé, à qui il faudra un temps infini pour comprendre que les façades qui l’entourent ne sont que de paille, un monceau d’illusions.
   
   Qui tire les rennes ? Julian, le prof un peu étrange – on ne peut s’empêcher de penser à Robin Williams dans Le cercle des poètes disparus. Henry, l’énigmatique tête du groupe, riche, généreux mais impénétrable ? Francis, la bonne épaule sur qui chacun se repose un peu ? Charles et Camilla, les jumeaux dont la beauté est sans pareille et les manières irréprochables ? Bunny, le cancre gouailleur que tout le monde aime bien malgré tout ?
   
   Il faut reconnaître que l’exposition est un peu longue. Richard, le narrateur un candide, débarque sur le campus en cursus normal avant de rejoindre ce groupe. Une étude approfondie du climat et des habitudes autochtones nous offre une comparaison très fournie Californie / Vermont. Et les caractères se dessinent. Avec précision mais aussi avec confusion parfois. Sept protagonistes, c’est beaucoup. Et une foultitude de personnages secondaires récurrents – il faut bien tout ce monde pour remplir sept cents pages. Il ne faut pas attendre ce que l’analyse stylistique désigne schématiquement comme « l’élément modificateur » de la situation initiale avant un très gros quart du bouquin. Et s’y repérer parmi les portraits avant ce moment peut s’avérer ardu mais s’accrocher vaut le coup : l’intrigue se révèle passionnante, haletante.
   
   Donna Tartt décrypte avec une minutie inégalée les rouages du crime – lequel, ne comptez pas sur moi pour vous le dire ! L’indicible devient le nécessaire, l’impensable se révèle incontournable, inexpugnable. Et tout cela pratiquement en temps réel, sous sept points de vue au moins et à travers les yeux d’un narrateur irréprochable : au départ neutre, parfaitement innocent, un tantinet manipulé, un chouya couillon sur les bords.
   
   C’est une œuvre magistrale dont l’adaptation cinématographique, prévue depuis un moment, se fait attendre. Un grand moment de lecture, une épopée moderne intelligente et longtemps mûrie – l’auteur aura mis dix ans à l’écrire. N’en mettez pas autant à le lire.
    ↓

critique par Kassineo




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Bis repetita placent
Note :

    Résumé
   "Introduit dans le cercle privilégié d'une université du Vermont, un jeune boursier Californien s'intègre peu à peu à un petit groupe d'étudiants de la grande bourgeoisie.  Il découvre un monde insoupçonné de luxe, d'arrogance intellectuelle et de sophistication, en même temps que l'alcool, la drogue et d'étranges pratiques sataniques. Très vite, il pressent qu'on lui cache quelque chose de terrible et d'inavouable, un meurtre sauvage et gratuit qui l'entraîne, lui et ses camarades, dans un abîme de chantage, de trahison et de cruauté".
 
    
   
   Commentaire
   Je le dis et je le répète, ce livre reste mon livre préféré! Bon, il reste qu'il est tout plein de souvenirs, qu'il me rappelle l'époque de ma vie où je l'ai lu 22 fois dans l'année. Je ne sais pas si je ressentirais la même chose si je le lisais pour la première fois maintenant mais à chaque fois, ça fonctionne!! Bon, ok, à ma première tentative, j'avais abandonné après 30 pages! Mais quand j'ai poursuivi, quelle découverte!!
   
   Richard Papen est un jeune homme de 20 ans, déçu par sa vie monotone où rien ne semble avoir de sens, au sein d'une famille qui s'en fiche un peu... ou beaucoup. Il s'inscrit sur un coup de tête à l'université de Hampden dans le Vermont - parce qu'il aime la brochure - petit collège privé libéral, bien éloigné de sa Californie natale. Il se trouve bien vite sorti de la vie universitaire "ordinaire" pour être admis dans le petit club sélect qu'un professeur de grec ancien, Julian Morrow, choisit selon ses propres critères pour être admis dans ses cours. Tout de suite au début du roman, on sait qu'ils ont tué l'un des leurs. On sait pas mal comment. Reste à savoir ce qui les a menés là. 
   
   Le roman est baigné d'une atmosphère sombre, hautement romanesque. Richard Papen, le narrateur, a inscrit ces événement dans une bulle verdoyante et chatoyante qui s'assombrit terriblement mais qui le fascine toujours. Si la première partie raconte les évènements qui mènent au meurtre, la seconde évoque la descente aux enfers des personnages torturés, leur combat contre la culpabilité, leur tentative de retour à la vie normale après l'intensité ressentie auparavant, alors qu'ils avaient ce sentiment d'être éternels.
   
   Aucun de ses personnages n'est le jeune adulte typique, d'ailleurs. C'est Bunny qui était le plus "normal" d'entre eux. Et peut-être Richard, malgré son mal-être mais il nous semble étrangement extérieur vu qu'il n'arrive qu'un an après les autres au sein de ce petit groupe. Henry, Francis, les jumeaux Charles et Camilla... tous ont un côté hors-norme, vulnérable (sinon bon, Julian n'aurait pas eu tant d'influence sur eux) et un désir d'extraordinaire qui me fascine à chaque fois. J'ai été triste pour chacun d'eux, marqués à jamais par cette année universitaire qui sépare d'un gouffre l'avant et l'après et tentant tant bien que mal de reprendre pied dans le présent qui semble bien terne.
   
   Ce genre de roman-bulle me plaît à chaque fois. De plus, le style de Donna Tartt, très visuel et descriptif, me plaît beaucoup, ce qui n'est pas le cas de tous . À chaque lecture, je me désole de l'avoir fini et, comme je le disais, j'ai besoin de quelques jours à m'en remettre tellement les désillusions et la mélancolie viennent me chercher! C'est que j'avais l'impression de connaître un peu chacun d'entre eux...
   
   Bref, ça reste et ça demeure un coup de cœur!!  
   Définitivement le livre que j'ai le plus lu dans ma vie. À chaque fois que je le rouvre, je vis littéralement dans cette illusion de monde où cette petite communauté de quelques personnes ont élu domicile. Chaque personnage me fascine et l'atmosphère m'envoûte. Le style d'écriture me plait particulièrement; les détails réalistes nous portent à croire que ce sont de réels souvenirs. Chaque personnage est marqué, à sa façon par les évènements et jonglent avec leur culpabilité et leurs motifs comme ils le peuvent. Aucun d'eux n'est vraiment sorti de cette année intense à côté de laquelle le reste de leur vie semble morne...
   
   A chaque fois que je le referme, j'ai besoin de quelques jours pour sortir complètement de cette mélancolie. Je me sens un peu comme dans le roman, quand le narrateur est sorti de ce petit monde clos dans lequel il vivait depuis tout ce temps et qui se dit "et après??". Je crois avoir un goût particulier pour ce genre de narration au "je" qui relate des souvenirs et une époque regrettée. Roman noir, désillusionné...  J'ai adoooooooré!!!!!
   
   Titre original: The secret history
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critique par Karine




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Cercle très fermé !
Note :

   Richard Papen, 19 ans, fait tout pour obtenir une bourse afin de rejoindre l'université de Hampden et quitter de ce fait son petit village de la Silicon Valley, où il s'ennuie à mourir. Il va y rencontrer d'autres jeunes, avec qui il a un point commun : sa passion pour le grec, discipline dans laquelle il excelle. Il réussit à rejoindre le cercle très fermé des cours de Julian, professeur atypique et fait alors la connaissance d'un petit groupe d'étudiants qui le fascinent, avec qui il va partager une année qui marquera à jamais sa vie.
   
   Dès le début du roman, on sait qu'un meurtre a été commis, qu'un des étudiants a trouvé la mort, et que le petit groupe d'élèves est responsable de ce crime. Le suspens tient donc plutôt aux raisons qui ont emmené les étudiants à tuer un des leurs qu'à l'auteur du crime. Mais ce récit insiste aussi sur la façon dont son corps ne sera pas retrouvé tout de suite, sa disparition entrainant de ce fait une enquête pouvant faire penser à une fuite. On nous montre également comment ce meurtre va bouleverser l'université et les relations entre les cinq membres du groupe. Enfin le doute plane quant à savoir si l'enquête va permettre de découvrir les véritables coupables. J'ai d'ailleurs particulièrement aimé la seconde partie du livre, lorsque la disparition de Bunny est actée mais que son corps n'est pas encore retrouvé, laissant libre cours à toutes les spéculations.
   
   Si ce livre a atterri dans mes mains, c'est parce que j'ai été éblouie par "Le chardonneret" du même auteur et que j'ai donc voulu connaître son précédent roman. Je me suis retrouvée face à un gros pavé (plus de 700 pages tout de même), captivant, même si on peut parfois regretter quelques longueurs. C'est un mélange de "Les revenants" de Laura Kasishke - bien que ce dernier soit plus récent- car il se passe dans le huis clos d'une université avec des secrets, des drames, des personnages complexes, et aussi au "Cercle des poètes disparus" en raison des relations entre le professeur et ses élèves. Il m'a aussi rappelé "Crime et châtiment" de Dostoïevski par la façon dont l'auteur décrit la culpabilité qui ronge les auteurs du crime. Je reste ceci dit un peu déçue par rapport au Chardonneret, que je trouve meilleur. Pour autant l'écriture est magnifique et on se laisse porter par cette histoire et cette plongée dans un univers d'étudiants privilégiés plutôt glauques en raison de l'usage de drogues, d'alcool, de pratiques inquiétantes. Donna Tartt réussit très bien à restituer une atmosphère énigmatique et à décrire des personnages ambigus.
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critique par Éléonore W.




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Simpliste
Note :

   En obtenant miraculeusement une bourse pour venir faire ses études à l'université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen, jeune californien issu d'une famille médiocre, n'imaginait pas se retrouver impliqué dans une sordide affaire d'assassinat.
   
   Très vite, il est attiré par un petit groupe d'étudiants, spécialisé en lettres classiques et supervisé par un professeur aussi charismatique que marginal. Contre l'avis de ses professeurs, et après bien des difficultés, Richard finit par être admis au sein de ce cercle très privé d'amateurs de grec ancien, mais il a bien du mal à s'y intégrer : face à ces étudiants appartenant à la jeunesse dorée, aussi éblouissante que décadente, le jeune Californien dissimule du mieux qu'il peut ses origines modestes, et tente d'adopter leurs codes.
   
   Peu à peu, il réussit à se lier d'amitié avec ces jeunes gens : Henry, le génie plongé dans ses livres, Camilla et Charles, les jumeaux à la relation fusionnelle, Francis, le dandy discret, et Bunny, l'extravagant et sympathique pique-assiette. Entre deux cours, les six amis se retrouvent pour boire, dîner dans des restaurants chics, ou encore passer des week-ends entiers à la campagne, où l'alcool coule à flots du soir au matin.
   
   Mais Richard sent bien qu'il ne partage pas encore tous les secrets de ses nouveaux amis : pourquoi ne veulent-ils pas lui parler, par exemple, de leurs virées nocturnes en forêt ? À quelles activités secrètes évitent-ils de le convier ? Le jeune homme ne le sait pas encore, mais il risque gros à fréquenter ce groupe aux occupations bien peu recommandables...
   
   À mi-chemin entre Bret Easton Ellis (à qui le roman est dédicacé) et »Le Cercle des Poètes disparus », « Le Maître des illusions » nous plonge dans les turpitudes d'un petit groupe d'hellénistes aussi arrogants que mystérieux, placés sous la houlette du capricieux professeur Morrow.
   
   Sur le papier, l'intrigue a l'air alléchante : grec ancien, campus américain, personnages énigmatiques, crimes sanglants liés aux rites dionysiaques... Et pourtant, à la lecture, on déchante très vite : longueurs, références à la culture grecque réduites à de vagues citations éparses, ambiance étouffante, personnages antipathiques... De quoi s'étonner furieusement du succès de ce roman, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde, comme l'affirme pompeusement le bandeau de l'éditeur.
   
   Première source d'exaspération : l'aspect répétitif de l'intrigue. En 700 pages, les étudiants n'assistent qu'à deux ou trois cours de grec (c'était bien la peine de faire autant de foin autour de la personnalité hors norme de leur professeur...) mais passent leur temps à faire la fête, à boire (de à avoir la gueule de bois le lendemain) et à se bourrer d'anxiolytiques et autres somnifères. Au moins, Bret Easton Ellis, lui, a le bon goût de faire court, lorsqu'il traite de ces thèmes ad nauseam. Mais Donna Tartt ne semble pas se lasser de nous décrire encore et encore cette jeunesse dorée qui s'étourdit dans l'ivresse et les plaisirs faciles, et à vrai dire, cela devient vite lassant.
   
   De plus, les personnages sont extrêmement déplaisants : on essaie désespérément de s'identifier au narrateur, mais il est tellement creux, lisse et surtout passif, à tel point qu'on se demande parfois s'il se sent vraiment concerné par sa propre histoire, tant il se montre indifférent aux autres, préférant s'apitoyer sur son sort et noyer sa déprime dans le whisky. Quant aux autres, ils sont au mieux transparents (Charles et Francis manquent tout de même sacrément d'épaisseur, au point qu'il est difficile de les différencier pendant la 1re moitié du roman), au pire méprisants (comme Henry), exaspérants (comme Bunny), ou malsains (comme Camilla, dont le côté pervers et manipulateur pointe discrètement sous ses airs angéliques et éthérés).
   
   Bref, le lecteur ne peut s'attacher à aucun d'eux, et dès lors a bien du mal à s'intéresser à leurs déboires, surtout délayés sur près de 700 pages. Sans parler de leur propension (assez invraisemblable, vu leur niveau et leur assiduité) à s'exprimer spontanément en grec ancien lorsqu'ils veulent communiquer sans être compris, et de leur supériorité affichée envers le commun des mortels, particulièrement agaçante. Les personnages secondaires, sont eux, réduits à des stéréotypes : le prof d'université un peu allumé, la bimbo à la cuisse légère mais au grand cœur, les deux brutes qui ne pensent qu'à faire la fête...
   
   À tout cela s'ajoute une déception de taille : alors qu'on aurait pu s'attendre à un thriller, rythmé par les rebondissements, les premières lignes anéantissent tout suspense en nous révélant l'un des passages-clés du roman, ce qui là encore conduit fatalement l'intrigue à s'embourber et les longueurs à s'accumuler, d'autant que l'écriture, qui se veut percutante et distanciée, n'est finalement ni originale, ni convaincante, et qu'elle est de plus massacrée par une traduction incroyablement mauvaise : pourquoi diable traduire le Happy Meal du McDo en "Menu Bonheur", ou encore les paroles de Space Oddity ? Pourquoi, en revanche, parler des "paramédicaux" pour désigner les infirmiers ? Les exemples d'anglicismes et de solécismes sont légion, et parasitent la lecture.
   
   En somme, « Le Maître des illusions », pourtant couvert de critiques dithyrambiques et auréolé d'une solide réputation de chef-d'œuvre, s'avère profondément décevant. On pensait se plonger au cœur d'un roman passionnant, nourri de culture antique, et finalement, on ne ressent qu'ennui et irritation devant des personnages détestables et une intrigue qui traîne en longueur et sombre peu à peu dans la perversité et le sordide. On en préfèrerait presque la mièvrerie et le ridicule de Robin Williams déclamant Horace debout sur son bureau... O captain, my captain !

critique par Elizabeth Bennet




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